TABLE DES MATIÈRES

Couverture internationale. 5

THE NEW-YORK TIMES: Quebec Is Shedding Image as Hotbed of Political Rest – Sunday, April 3, 2005. 5

COURRIER INTERNATIONAL : CANADA : Coup de sang étudiant au Québec - #752, 31 au 06 avril 2005. 6

Actualités 6

JOURNAL DE MONTRÉAL : Des étudiants qui ne lâchent pas ! – Mercredi 13 avril 2005. 6

MÉTRO : Manifestation – Mercredi 13 avril 2005. 6

24 HEURES : Manifestation – Mercredi 13 avril 2005. 6

RADIO-CANADA : La CASSEE en remet à Montréal - Mise à jour le mardi 12 avril 2005 à 10 h 09. 6

LE DEVOIR : Le dégel des droits de scolarité se traduirait par une hausse des bourses - Édition du mardi 12 avril 2005. 6

LA PRESSE : Grève étudiante : Même les irréductibles rentrent en classe – Mardi 12 avril 2005. 6

LE SOLEIL : Grève : Fournier se réjouit, les étudiants se résignent – Mardi 12 avril 2005. 6

JOURNAL DE MONTRÉAL : La plupart des étudiants de retour en classe cette semaine – Mardi 12 avril 2005. 7

MÉTRO : La CASSÉÉ n’a pas dit son dernier mot – Mardi 12 avril 2005. 7

24 HEURES : La CASSÉÉ dit avoir marqué de précieux points / La FEUQ accepte la proposition de Fournier – Mardi 12 avril 2005  7

THE GAZETTE : Schools in quandary over lost days – Missed classes to be made up : one CEGEP ponders lessons on Saturdays, others want to extend year until end of June – Tuesday, April 12, 2005. 7

THE GAZETTE : Peggy Curran on Universities: Strike ends not with a bang, but a whimper – Tuesday, April 12, 2005. 7

THE GAZETTE : Letter: Students should have been jailed – Tuesday, April 12, 2005. 7

LCN : Grève étudiante : La CASSEE croit avoir marqué des points - Mise à jour: Lundi 11 avril 2005, à 19:40. 7

RADIO-CANADA : La FEUQ dépose les armes - Mise à jour le lundi 11 avril 2005 à 16 h 09. 7

RADIO-CANADA / ESTRIE – CENTRE DU QUÉBEC : Les étudiants du cégep de Drummondville mettent fin à leur grève - Mise à jour le lundi 11 avril 2005, 12 h 28 . 8

LE DEVOIR : 1ère page - Grève étudiante: la CASSEE jette l'éponge - Édition du lundi 11 avril 2005. 8

LA PRESSE : Après la FEUQ et la FECQ : la CASSÉÉ rentre dans le rang – Lundi 11 avril 2005. 9

LA PRESSE : Photo : Au parc du Mont-Royal – Lundi 11 avril 2005. 9

LE SOLEIL : Brève : La CASSÉÉ recommande le retour en classe – Lundi 11 avril 2005. 9

JOURNAL DE MONTRÉAL : La grève des étudiants vit ses dernières heures – Lundi 11 avril 2005. 9

JOURNAL DE MONTRÉAL : Le dictionnaire de Jean Cournoyer : Conscrit – Merci pour votre sacrifice – Lundi 11 avril 2005. 9

LA TRIBUNE / CYBERPRESSE : La CASSEE en congrès à Sherbrooke : Prêts à rentrer en classe - Le lundi 11 avril 2005. 9

LA TRIBUNE : 1ère page - Le lundi 11 avril 2005. 10

MÉTRO : En grève dès demain : les profs imitent les étudiants – Lundi 11 avril 2005. 10

MÉTRO : Tribune : Le nouveau Pyrrhus, par Rober Laplante – Lundi 11 avril 2005. 10

24 HEURES : 1ère page : La CASSEE rentre dans le rang – Les moyens de pression se poursuivront : la CASSÉÉ met fin à la grève – Lundi 11 avril 2005. 10

24 HEURES : La grève se poursuit à l’UQAM – Lundi 11 avril 2005. 10

THE GAZETTE : Holdouts promise to turn up heat – CASSEE rethinks tactics, recommends students end strike – Mondays, April 11, 2005. 10

THE GAZETTE : Letter : Students should back their bursaries – Mondays, April 11, 2005. 10

RADIO-CANADA : La CASSEE rentre dans les rangs - Mise à jour le dimanche 10 avril 2005 à 22 h 47. 10

CYBERPRESSE : Grève étudiante : La CASSEE s'en remet aux assemblées générales – Dimanche 10 avril 2005. 10

LCN : Grève étudiante : Même la CASSEE appelle à un retour en classe - Mise à jour: Dimanche 10 avril 2005, à 18:44. 11

THE GAZETTE : CASSÉÉ deciding on Fournier offer – Sunday, April 10, 2005. 11

RADIO-CANADA : La CASSEE à la croisée des chemins - Mise à jour le samedi 9 avril 2005 à 16 h 10. 11

LCN : Grève étudiante : Les délégués de la CASSEE réunis en congrès à Sherbrooke - Mise à jour: Samedi 09 avril 2005, à 12:43  12

LE DEVOIR  : Les étudiants de l’UQAM résistent : la très grande majorité des cégépiens et des universitaires ont repris le chemin de la classe – Édition du samedi 09 et dimanche 10 avril 2005. 12

LA PRESSE : Grève étudiante : Le «goût amer» du retour en classe – 10 000 étudiants ont rejeté l’entente de principe – Samedi 09 avril 2005. 12

LA PRESSE : Photo : Action Wal-Mart – Samedi 09 avril 2005. 13

LA PRESSE : Analyse : Jean Charest : deux ans de confusion – Samedi 09 avril 2005. 13

LE SOLEIL : Grève étudiante : Grève étudiante : Deux tiers des membres de la FECQ acceptent l’entente de Fournier – Samedi 09 avril 2005. 13

LE SOLEIL : Éditorial : Une gouverne à affermir, par Pierre-Paul Noreau – Samedi 09 avril 2005. 13

LE SOLEIL : Lettre : Le respect de nos droits – Samedi 09 avril 2005. 13

JOURNAL DE MONTRÉAL : Les « effectifs » sont tombés à 45 000 : la grève étudiante s’essoufle – Samedi 09 avril 2005. 13

JOURNAL DE MONTRÉAL : Photo : Action Wal-Mart – Samedi 09 avril 2005. 13

THE GAZETTE : UQAM protesters hanging tough – Police arrest 67 after demo - Federation to poll associations before deciding on tentative deal with province – Saturday, April 09, 2005. 13

RADIO-CANADA : La grève au collégial terminée - Mise à jour le vendredi 8 avril 2005 à 17 h 42. 13

LCN : Montréal : Autre coup d'éclat des étudiants - Mise à jour: Vendredi 08 avril 2005, à 15:06. 14

LCN : FECQ : Les étudiants rentrent en classe avec un «goût amer» - Mise à jour: vendredi 08 avril 2005, à 13:41. 14

LE QUOTIDIEN / CYBERPRESSE : UQAC : Les cours reprennent – Mise en ligne le vendredi 08 avril 2005, à 13 h 04. 14

RADIO-CANADA : EST DU QUÉBEC : Retour en classe à Gaspé et à Matane - Mise à jour le vendredi 8 avril 2005, 10 h 52. 15

RADIO-CANADA : EST DU QUÉBEC : Retour en classe au cégep de Rivière-du-Loup - Mise à jour le vendredi 8 avril 2005, 10 h 24  15

RADIO-CANADA : Nouvel affrontement entre policiers et étudiants - Mise à jour le vendredi 8 avril 2005 à 12 h 37. 16

CYBERPRESSE : Grève étudiante : Manifestation sur Décarie - Le vendredi 08 avril 2005. 16

LCN : Montréal : Des étudiants s'en prennent à un Wal-Mart - Mise à jour: Vendredi 08 avril 2005, à 11:16. 16

LCN : Grève : La majorité des étudiants de retour en classe - Mise à jour: Vendredi 08 avril 2005, à 08:40. 16

LE DEVOIR : Retour en classe : Les étudiants choisissent massivement de mettre fin à la grève pour ne pas compromettre leur trimestre - Édition du vendredi 8 avril 2005. 17

LE DEVOIR : Idées : Retentissements et errements du mouvement étudiant, par Maryse Potvin, Fondatrice de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) (exécutif de la FAECUM -- Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal -- 1988-89), et Richard Turmel, Ex-militant étudiant - Édition du vendredi 8 avril 2005. 17

LA PRESSE : La grève des étudiants tire à sa fin – Vendredi 08 avril 2005. 18

LA PRESSE : Brève : Le Toqué! attaqué – Vendredi 08 avril 2005. 18

LA PRESSE : Sondage CROP – La Presse – Groupe GESCA – 98,5 FM : Caricature, par Chapleau : Photo officielle du gouvernement du Québec – Vendredi 08 avril 2005. 18

LA PRESSE : Sondage CROP – La Presse – Groupe GESCA – 98,5 FM : Charest devrait passer le flambeau : deux Québécois sur trois ne font plus confiance au chef libéral – Vendredi 08 avril 2005. 18

LA PRESSE : Sondage CROP – La Presse – Groupe GESCA – 98,5 FM : Jean Charest : le leadership : Idée du 1er Ministre / Qualités requises – Vendredi 08 avril 2005. 18

LA PRESSE : Sondage CROP – La Presse – Groupe GESCA – 98,5 FM : Jean Charest : le leadership : Note au gouvernement + qualité et défaut du gouvernement – Vendredi 08 avril 2005. 18

LA PRESSE : Sondage CROP – La Presse – Groupe GESCA – 98,5 FM : Jean Charest : le leadership : Niveau de confiance à L’endroit de diverses personnalités politiques au Québec – Vendredi 08 avril 2005. 18

LE SOLEIL : Grève étudiante : Massé a supervisé les négos : le chef de la FTQ a joué un rôle important entre Fournier et les grévistes – Vendredi 08 avril 2005. 18

LE SOLEIL : Grève étudiante : Bisbille au sein de la FEUQ : Plusieurs de ses membres dénoncent sa gestion de la crise – Vendredi 08 avril 2005. 18

LE SOLEIL : Grève étudiante : Lettre : Ils seront plus sensibles ! – Vendredi 08 avril 2005. 18

LE SOLEIL : Sondage CROP – La Presse – Le Soleil : 1ère page : Couillard éclipse Charest – Vendredi 08 avril 2005. 19

LE SOLEIL : Sondage CROP – La Presse – Le Soleil : Tableau : confiance à l’endroit de diverses personnalités politiques québécoises – Vendredi 08 avril 2005. 19

LE SOLEIL : Sondage CROP – La Presse – Sondages dévastateurs : Une fausse perception, rétorque Béchard – Vendredi 08 avril 2005  19

JOURNAL DE MONTRÉAL : La grève des étudiants s’essouffle – Vendredi 08 avril 2005. 19

JOURNAL DE MONTRÉAL : Tableaux : Ils poursuivent la grève : Cégeps - Universités – Vendredi 08 avril 2005. 19

MÉTRO : Des étudiants à la Tour de la Bourse – Vendredi 08 avril 2005. 19

24 HEURES : 1ère page : Policiers et étudiants s’affrontent / 150 étudiants affrontent la police à la Tour de la Bourse – Vendredi 08 avril 2005. 19

THE GAZETTE : Peggy Curran on Universities: Winter of dissent thaws out – Friday, aptil 08, 2005. 19

THE GAZETTE : Striking students getting testier, cops say – Friday, aptil 08, 2005. 19

THE GAZETTE : Holdouts dwindle as voting ends – Friday, aptil 08, 2005. 19

RADIO-CANADA / SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN : La grève est terminée à l'UQAC et au cégep de Saint-Félicien - Mise à jour le jeudi 7 avril 2005, 21 h 52. 19

RADIO-CANADA / QUÉBEC : Des étudiants retournent en classe : Mise à jour le jeudi 7 avril 2005, 16 h 59. 20

LA TRIBUNE / CYBERPRESSE : Lettres et sciences humaines de l'UdeS : Retour en classe lundi – Mise en ligne le jeudi 07 avril 2005, à 15 h 50. 20

RADIO-CANADA / MAURICIE / ESTRIE : La grève se poursuit toujours au cégep de Drummondville - Mise à jour le jeudi 7 avril 2005, 14 h 37. 20

RADIO-CANADA : Les étudiants délogés de la Tour de la Bourse - Mise à jour le jeudi 7 avril 2005 à 13 h 22. 21

CYBERPRESSE : Manifestation de la CASSEE : La Tour de la Bourse paralysée - Le jeudi 07 avril 2005. 21

LCN : Manifestation à Montréal : Violente bousculade entre étudiants et policiers à Montréal - Mise à jour: Mercredi 07 avril 2005, à 10:26. 22

LA TRIBUNE / CYBERPRESSE : Samedi matin : Jour de retenue samedi pour 350 élèves – Le jeudi 07 avril 2005. 22

LE DEVOIR : Fondation des bourses du millénaire - L'argent sera disponible, dit Fournier convaincu - Édition du jeudi 7 avril 2005  22

LE DEVOIR : Photo Courir pour la cause étudiante …– Jeudi 07 avril 2005. 23

LE DEVOIR : Les multiples vies du carré rouge : Le symbole de la lutte pour un Québec sans pauvreté et riche de tout son monde, par Vivian Labrie, Collectif pour un Québec sans pauvreté - Édition du jeudi 7 avril 2005. 23

LE DEVOIR : Lettres: La grève ne peut pas se terminer comme ça, par Anouk Lebel - Édition du jeudi 7 avril 2005. 24

LA PRESSE : Grève étudiante : Le sort de l’entente se jouera ce week-end – Jeudi 07 avril 2005. 25

LA PRESSE : Qui sont les auteurs de ces oeuvres – Jeudi 07 avril 2005. 25

LA PRESSE : Sondage CROP-LA Presse – 98,5 : Les Québécois répudient Charest – Jeudi 07 avril 2005. 25

LA PRESSE : Sondage CROP-La Presse – 98,5 : Tableau : Jean Charest – Jeudi 07 avril 2005. 25

LA PRESSE : Sondage CROP-La Presse – 98,5 : Tableau : Satisfaction à l’égard du gouvernement Charest / Évolution des intentions de vote / Évolution des intentions chez les francophones – Jeudi 07 avril 2005. 25

LA PRESSE : Sondage CROP-LA Presse – 98,5 : Tableau : Niveau de satisfaction sur engagements / Gestion des dossiers– Jeudi 07 avril 2005. 25

LA PRESSE : Sondage CROP-La Presse – 98,5 : Tableau : Réponses aux attentes des Québécois / Chance de second mandat / Élection du Parti libéral il y a deux ans – Jeudi 07 avril 2005. 25

LE SOLEIL : Grève étudiante : La CASSÉÉ envisage le retour en classe– Jeudi 07 avril 2005. 25

LE SOLEIL : Sondage CROP – La Presse – Le Soleil : De mal en pis pour Charest : Même les électeurs libéraux tournent le dos au gouvernement– Jeudi 07 avril 2005. 25

LE SOLEIL : Sondage CROP – La Presse – Le Soleil : Baisse d’impôt : pas à n’importe quel prix– Jeudi 07 avril 2005. 25

JOURNAL DE MONTRÉAL : Pour rattraper les jours de classe perdus : On devra mettre les bouchées doubles – Jeudi 07 avril 2005  25

JOURNAL DE MONTRÉAL : Plainte d’un photographe à l’endroit du SPVM – Jeudi 07 avril 2005. 26

MÉTRO: Le vote des étudiants est toujours divisé – Brève : Grève – Jeudi 07 avril 2005. 26

MÉTRO: Lettre : Crise au Québec : formons une coalition – Jeudi 07 avril 2005. 26

24 HEURES: Étudiants – Jeudi 07 avril 2005. 26

THE GAZETTE : Peggy Curran on universities: In this crazy world, it’s much safer to blame the pope –Thursday, april 7, 2005  26

THE GAZETTE : 54,000 students return to classes – Prospect of losing semester sinks in: Resolve of even most militants members is beginning to crack, voting suggests –Thursday, april 7, 2005. 26

THE GAZETTE : Letter : Students should be more thankful + Photo classroom in the cegep du Vieux Montreal –Thursday, april 7, 2005. 26

RADIO-CANADA : Des étudiants rentrent, des professeurs sortent - Mise à jour le mercredi 6 avril 2005 à 20 h 34. 26

LA TRIBUNE / CYBERPRESSE : Collège de Sherbrooke : Les étudiants retournent en classe - Le mercredi 06 avril 2005. 26

RADIO-CANADA / EST DU QUÉBEC : Fin de la grève à l'UQAR - Mise à jour le mercredi 6 avril 2005, 17 h 30. 27

CYBERPRESSE : Grève étudiante : Charest invite l'opposition à promouvoir l'entente - Le mercredi 06 avril 2005. 27

RADIO-CANADA / ESTRIE : Les étudiants du Collège de Sherbrooke mettent un terme à leur grève - Mise à jour le mercredi 6 avril 2005, 16 h 59. 28

RADIO-CANADA / ESTRIE : Journée importante pour le mouvement de grève étudiante à Sherbrooke - Mise à jour le mercredi 6 avril 2005, 13 h 02 . 28

LA TRIBUNE / CYBERPRESSE : Manifestation : Des étudiants devant le bureau de Charest – Mise en ligne le mercredi 06 avril 2005, à 11 h 03. 29

LA VOIX DE L’EST / CYBERPRESSE : Pénible retour en classe pour les cégépiens – Mise en ligne le mercredi 06 avril 2005, à 10 h 51  30

RADIO-CANADA / ESTRIE : Grève étudiante : la direction du cégep de Drummondville demande l'aide de Québec - Mise à jour le mercredi 6 avril 2005, 10 h 24 . 30

LE DEVOIR : 1ère page : Étudiants : les millions seront-ils versés ? - Édition du mercredi 6 avril 2005. 30

LE DEVOIR : Lettres: La durée «raisonnable» des études..., par André Normandeau - Édition du mercredi 6 avril 2005. 30

LE DEVOIR : Lettres: Continuons le débat, par Laure de Biré, Étudiante en théologie, 5 avril 2005 - Édition du mercredi 6 avril 2005  31

LE DEVOIR : Lettres: Une entente ridicule, par Mathieu Dufour - Édition du mercredi 6 avril 2005. 31

LA VOIX DE L’EST : La grève se poursuit dans plusieurs établissements : Les cégépiens granbyens retournent en classe - Le mercredi 06 avril 2005. 31

LA PRESSE : Des anarchistes appuient la CASSÉÉ : La coalition étudiante y va d’un autre coup d’éclat devant le centre de distribution de la SAQ – Mercredi 06 avril 2005. 32

LA PRESSE : La grogne des étudiants est toujours vive : les cégépiens déterminés à poursuivre la grève – Mercredi 06 avril 2005  32

LE SOLEIL : L’Université Laval se prépare à « l’après grève » : des scénarios pour sauver le trimestre des étudiants grévistes– Mercredi 06 avril 2005. 32

LE SOLEIL : Lettre : Éducation à deux vitesse ? – Mercredi 06 avril 2005. 32

JOURNAL DE MONTRÉAL : Faut-il rentrer ? Les étudiants divisés – Mercredi 06 avril 2005. 32

MÉTRO : Brèves : Offre finale, dit Fournier / Les étudiants se prononcent – Mercredi 06 avril 2005. 32

MÉTRO : Opinions : Trouvez-vous que les étudiants ont raison de continuer leurs moyens de pression ? – Mercredi 06 avril 2005  32

24 HEURES : 1ère page + Fournier est confiant : il croit que l’entente sera acceptée – Mercredi 06 avril 2005. 32

24 HEURES : Brève : La CASSÉÉ chassée – Mercredi 06 avril 2005. 32

THE GAZETTE : Pope’s death buried coverage of bursary deal, Fournier says / Fournier: “Look what’s on the table”, he says [too] – Wednesday, april 06, 2005. 32

THE GAZETTE : Tactics anger some students: Minority seen as hijacking cause: others says voting results show impetus for strike hardly the work of few radicals – Wednesday, april 06, 2005. 32

THE GAZETTE : UQÀM stretches winter session to may 9: Weekend classes, extended periods also part of emergency salvage plan – Wednesday, april 06, 2005. 32

THE GAZETTE : Peggy Curran on universities : Not enough competition for Concordia’s top job – Wednesday, april 06, 2005  33

RADIO-CANADA : Grève étudiante: l'entente est finale, maintient Fournier - Mise à jour le mardi 5 avril 2005 à 19 h 52. 33

RADIO-CANADA / QUÉBEC : Grève étudiante : le retour en classe loin d'être acquis - Mise à jour le mardi 5 avril 2005, 17 h 17 . 34

RADIO-CANADA / EST DU QUÉBEC : Poursuite de la grève à Rimouski et à Rivière-du-Loup - Mise à jour le mardi 5 avril 2005, 16 h 52 . 35

RADIO-CANADA / GASPÉSIE-LES ÎSLES : Étudiants : poursuite de la grève à Matane et à Gaspé - Mise à jour le mardi 5 avril 2005, 16 h 37 . 35

LE NOUVELLISTE / CYBERPRESSE : Iohan Harnois rejette l'entente de principe au Collège Shawinigan : «Je ne suis pas un mouton» - Mise en ligne le mardi 05 avril 2005, à 16 h 30. 36

LCN : Entente sur les prêts et bourses : Le ministre Fournier demeure confiant - Mise à jour: mardi 05 avril 2005, à 14:32. 36

CYBERPRESSE : Selon Jean-Marc Fournier : L'offre soumise aux étudiants samedi est finale - Le mardi 05 avril 2005. 36

RADIO-CANADA / ESTRIE : Des étudiants en grève perturbent la séance du conseil municipal de Sherbrooke - Mise à jour le mardi 5 avril 2005, 11 h 26 . 37

LE DROIT / CYBERPRESSE : UQO : L'entente de principe est acceptée – Mise en ligne le mardi 05 avril 2005, à 09 h 52. 37

 

 


Couverture internationale

THE NEW-YORK TIMES: Quebec Is Shedding Image as Hotbed of Political Rest – Sunday, April 3, 2005


By CLIFFORD KRAUSS

MONTREAL, March 30 - The scene on fashionable Rue St.-Denis looked as if it came out of another era: hundreds of students staging a sit-in in front of a Liberal Party office and blocking rush hour traffic on a Tuesday afternoon. Red and black banners flapped as fists pumped in the air. The police surrounded the students in their patrol cars.

Drivers appeared to patiently accept their inconvenience by not honking. People enjoying the dazzling spring afternoon at outdoor cafes clapped and joined in the chants of protest against cuts in student aid.

The demonstration and the signs of popular support were among a number of indications that Quebec's political life, a life that has been relatively quiet for a decade, is becoming vibrant and chaotic again. The targets of this public disenchantment are both the provincial and federal Liberal governments, which have been tarnished by scandal and by stalled attempts at policy reform.

While the rest of Canada appears bored with politics and nonchalant about the weakest federal government in a generation, politics in predominately French-speaking Quebec are percolating more powerfully than at any time since the last separatist referendum in 1995, which lost by a narrow margin.

"It is a really special moment," said Julie Ouellet, 22, one of the demonstrators, who is studying sociology at the University of Quebec at Montreal. Suggesting that the narrow objectives of the sit-in had deeper, more radical possibilities, she added: "The cultural revolution can come when people begin asking what kind of society we want. Right now, the government is thinking of nothing other than money."

More than 170,000 college students in Quebec have been on strike for the last month, in the largest student mobilization here since the 1960's, when social revolution and separatism were in the air. Now, students are demanding that the provincial government reverse a plan to transform $80 million of student grants into loans. There have been dozens of arrests and sporadic violence.

College teachers, pressing their own contract demands, went on a half-day strike this week and are threatening more job actions. Elementary teachers and provincial government workers say they will take action to increase wages, unions are pressing to organize Wal-Mart Stores and even the musicians of the Montreal Symphony Orchestra are performing in T-shirts as part of their bid for a new contract.

And while workers and students are mobilizing, a federal investigative commission holding televised hearings here has stirred public rage with revelations over the last month of almost unbelievable waste in the supposed cause of thwarting Quebec separatism - like paying huge commissions to advertising agencies close to the Liberal Party for designing golf balls as well as paying for box seats to Ottawa Senators hockey games and Neil Diamond and Shania Twain concerts for political allies.

The developments, though not all connected, are strengthening the parties that want to promote Quebec's separation from the rest of Canada.

Jean Charest, the Liberal leader of Quebec, whose government was elected two years ago, has been forced to retreat from plans to slash spending and taxes. His policies raising rates for day care and proposals for curbing government wages and cutting social benefits have fueled powerful resistance - and failed to inspire supporters to come to his aid. One recent poll showed his disapproval rating at 70 percent.

A loss to separatists by Mr. Charest's Liberals in the next provincial election, expected in three years, could set the stage for a third referendum on sovereignty, and recent polls suggest the result could be close again. The unrest here could more immediately affect national politics. Prime Minister Paul Martin, also a Liberal, faces the probability that his party will be swamped here by the separatist Bloc Québécois should he lose a confidence vote in Parliament and need to go to the polls in a snap election before the end of the year. A big loss in Quebec would make it doubtful that Mr. Martin could ever win back the majority in the House of Commons that his party lost last June.

The Liberals, who only won 21 of Quebec's 75 seats then, could lose even more ground.

Scandal erupted around the Liberal Party last year, after revelations that the federal government tried to increase its presence in Quebec after the close 1995 separatist referendum, through wasteful spending for sponsoring sports and cultural events. Funds appear to have been siphoned off to influential individuals during the government of Mr. Martin's Liberal predecessor, Jean Chrétien. As much as $80 million went to advertising firms allied with the Liberal Party for little or no work; some of that money may well have been funneled into Liberal coffers, according to recent testimony.

An investigative commission led by Justice John Gomery, which started its work a year ago, has been holding televised hearings in Montreal over the last several weeks, drawing out a litany of private greed and government waste. The province has paid rapt attention; French-language news channels reported a tripling of ratings and added new programming to cover the inquiry into the money flow.

According to recent testimony, an advertising agency owner who is a large donor to the Liberal Party received federal contracts, from which he paid himself, his wife and two children salaries of millions of dollars.

While his firm double-billed Ottawa for work on a stamp promotion campaign, the owner, Jean Lafleur, tried to claim a $1,000 fishing rod, bought as a gift, as a business expense incurred on the government's behalf.

In his testimony in Montreal, Mr. Lafleur said he could not remember who his fishing companion was. But in previous testimony, he disclosed that he had gone on fishing trips with a former federal justice minister as well as a senior government bureaucrat who was in charge of the controversial sponsorship program.

"Gomery is just the tip of the iceberg," said Michel C. Auger, a columnist for Le Journal de Montréal, a local daily. "The iceberg is, politics are not working anymore."


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Alors que la majorité des étudiants réintègrent les collèges et universités au Québec, un groupe d'étudiants de la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE) a décidé de poursuivre sa lutte en occupant les locaux de Loto-Québec, rue Sherbrooke, à Montréal.

Après avoir quitté l'édifice sans incident majeur avec les forces de l'ordre dépêchées sur les lieux, la centaine de militants a gagné la rue Sainte-Catherine, qui a dû être fermée.

http://radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200504/12/003-cassee-manif-mtl.shtml

La semaine dernière, à la Bourse de Montréal, des étudiants qui bloquaient les accès à l'édifice ont été expulsés de force par l'escouade anti-émeute de la police de Montréal.

Cette manifestation survient, alors que la CASSEE, considérée comme l'aile radicale du mouvement étudiant, a appelé ses membres en début de semaine à réintégrer les bancs de l'école.

En conférence de presse, lundi, les représentants de la CASSEE ont toutefois souligné que ce retour en classe ne s'effectuera pas paisiblement. L'une des porte-parole, Héloïse Moysan-Lapointe, a prévenu que ses membres continueront de réclamer les 103 millions de dollars supprimés par Québec dans le programme de bourses et le respect de grands principes, comme la gratuité scolaire.

La FEUQ ratifie l'entente

Quant à la FEUQ , la majorité de ses membres ont ratifié l'entente avec le gouvernement du Québec qui contribue à réduire l'endettement étudiant de 482 millions.

Le président de la FEUQ, Pier-André Bouchard, déplore toutefois la lenteur avec laquelle a réagi le gouvernement de Jean Charest dans ce dossier.

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Chronique

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LCN : Grève étudiante : La CASSEE croit avoir marqué des points - Mise à jour: Lundi 11 avril 2005, à 19:40

 (PC) – Alors que le mouvement de grève étudiante tire à sa fin ces jours-ci, la faction la plus radicale, la CASSEE, prévient que «le retour en classe ne sera pas paisible».

La Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie a rencontré la presse, lundi à Montréal, pour faire le point sur son congrès de la dernière fin de semaine à Sherbrooke.

La CASSEE avait alors recommandé à ses associations membres de retourner en classe, voyant le mouvement s'effriter.

Une porte-parole, Héloïse Moysan-Lapointe, a toutefois prévenu que les membres de la CASSEE continueront de militer pour leurs grands principes de tendre vers la gratuité scolaire, vers l'éradication de l'endettement étudiant et de combattre la réforme de l'aide financière, la décentralisation des cégeps et leur arrimage «aux lois du marché».

Les leaders de la coalition s'en sont aussi pris aux exécutifs des deux autres fédérations étudiantes, collégiale et universitaire, leur reprochant d'avoir adopté «un comportement de gestionnaire de coupures» et d'avoir fait preuve «d'à-plat-ventrisme».

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a confirmé lundi la ratification de l'entente de principe intervenue avec le ministère de l'Éducation sur le financement du programme des prêts et bourses.

Les deux tiers de ses membres de 19 associations participant à un congrès téléphonique, ce week-end, ont voté en faveur de l'entente qui, selon eux, contribue à réduire l'endettement étudiant de 482 millions. Le président de la FEUQ, Pier-André Bouchard, déplore toutefois la lenteur avec laquelle a réagi le gouvernement de Jean Charest.

M. Bouchard souligne qu'il leur aura fallu se battre pendant un an, en plus de mener une grève de six semaines, pour que le gouvernement finisse par entendre les demandes étudiantes. La FEUQ convie d'ailleurs les étudiants à une manifestation, le 14 avril prochain.

La CASSEE ne s'avoue pas vaincue

Pendant ce temps, le mouvement de grève s'effrite. Même la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE) a recommandé à ses membres de retourner sur les bancs d'école.

En conférence de presse, lundi, les représentans de la CASSEE ont toutefois souligné que ce retour en classe ne s'effectuera pas paisiblement. L'une des porte-parole, Héloïse Moysan-Lapointe, a prévenu que ses membres continueront de militer et de réclamer le respect de grands principes, comme la gratuité scolaire.

La CASSEE rejette l'entente sur le régime de prêts et bourses négociée avec Québec. Ses porte-parole ont dénoncé d'ailleurs l'attitude de la FEUQ et de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) pour leur comportement de gestionnaire de coupures et leur docilité face au gouvernement.

La grève est terminée au cégep de Drummondville. Plus de 700 étudiants réunis en assemblée générale lundi matin ont voté en faveur d'un retour en classe dans une proportion de 75 %.

Au total, 525 étudiants ont approuvé le retour en classe lors d'un vote secret, tandis que 180 auraient préféré poursuivre la grève. Dix-neuf personnes se sont abstenues.

Les cours reprendront donc mardi, selon l'horaire habituel. Les corrections que devra apporter la direction aux horaires seront communiquées ultérieurement. Le cégep demande toujours au ministère de l'Éducation de pouvoir compléter la session en se basant sur le nombre d'heures de cours offertes et non en fonction du nombre de jours d'enseignement prévus par la loi.

« C'est certain que la grève n'est pas un gain total au niveau de la stratégie. Il y a eu un gros problème entre les associations étudiantes. Il faut qu'on soit coordonné s'il y a éventuellement un autre conflit, que l'on ne fasse pas la grève durant six semaines pour une proposition à rabais », a déclaré un porte-parole de l'association étudiante du cégep, François Desrochers.

Les étudiants de l'Université de Sherbrooke qui étaient encore en grève ont également faveur d'un retour en classe lundi.

Les étudiants du cégep de Drummondville, membres de la Coalition de l'association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE), avaient été parmi les premiers à déclencher la grève, le 24 février.

Ils ont choisi de mettre un terme à leur débrayage après une rencontre des délégués de la CASSEE à Sherbrooke, en fin de semaine. Refusant de donner un mot d'ordre, la direction de l'association a laissé le soin à chacune des associations étudiantes d'agir à sa guise.

Même si les étudiants choisissent de retourner en classe, la CASSEE ne mettra pas fin à ses moyens de pression. Créée aux fins de la grève, la coalition poursuivra ses actions sous son nom habituel, l'ASSE, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante. Elle organisera une manifestation jeudi, date du deuxième anniversaire de l'accession au pouvoir du gouvernement Charest.

 

Guillaume Bourgault-Côté

Le plus vaste mouvement de grève étudiante de l'histoire du Québec perd ses derniers protagonistes militants. Hier, les représentants de la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE), réunis en congrès à Sherbrooke, ont en effet décidé «d'inviter les membres à considérer un repli stratégique», c'est-à-dire de rentrer en classe malgré le rejet qu'ils opposent à l'entente de principe intervenue il y a une dizaine de jours entre le gouvernement et les Fédération étudiante universitaire (FEUQ) et collégiale (FECQ) du Québec.

«Le rapport de force nécessaire pour obtenir des gains n'est plus là», estime Héloïse Moysan-Lapointe, porte-parole de la CASSEE, en analysant l'essoufflement du mouvement depuis la conclusion de l'entente de principe. Toutefois, la coalition se garde de faire une recommandation officielle en faveur de la fin de la grève : mais, en tenant compte de l'avis exprimé hier au congrès, les quelque 30 000 étudiants grévistes membres de la CASSEE devront se prononcer au cours de la semaine sur l'opportunité de poursuivre la contestation, lors des assemblées générales hebdomadaires qui servent à reconduire le mandat de grève générale illimitée que certains appliquent depuis le 24 février. «Nous serions agréablement surpris si des associations décidaient de poursuivre la grève», mentionne Mme Moysan-Lapointe, mais la CASSEE s'attend plutôt à ce que la majorité des grévistes réintègrent les cours. Le cas échéant, la coalition formée pour la grève fermera ses livres et redeviendra simplement l'Association pour une solidarité syndicale étudiante.

Ce «repli» annoncé de la CASSEE, qui avait été la première à descendre dans la rue avec 30 000 étudiants -- jusqu'à 200 000 autres leur ont ensuite emboîté le pas -- indique clairement que le mouvement de grève arrive à sa fin. La totalité des 65 000 membres de la FECQ qui ont été en grève ont mis fin la semaine dernière à leur action, tandis que la FEUQ ne recense plus qu'environ 5000 de ses membres (Université Laval, de Montréal et de Sherbrooke) encore en débrayage. Des assemblées générales sont, là aussi, prévues cette semaine pour réévaluer cette position.

La CASSEE dresse un bilan mitigé des retombées de la grève. «C'est certain que nous allons rentrer en classe à contrecoeur, dit Héloïse Moysan-Lapointe. Nous aurions pu obtenir plus que ce qu'il y a dans l'entente, mais la FEUQ et la FECQ ont amoindri les revendications du mouvement en ne négociant que la remise [en bourses] des 103 millions de dollars» qui avaient été convertis en prêts lors du dernier budget Séguin. L'entente intervenue entre le gouvernement et les deux fédérations prévoit le retour des 103 millions à partir de 2006-2007. L'année actuelle est complètement oubliée, tandis que 70 millions seront réinvestis l'an prochain.

Néanmoins, Mme Moysan-Lapointe estime que «cette grève a eu du bon : sans elle, il n'y aurait pas eu de réinvestissement. Ça valait la peine. Elle a aussi permis de consolider la pratique de l'assemblée générale», un principe de démocratie cher à la CASSEE.

Pour le président de la FEUQ, Pier-André Bouchard, la décision un peu forcée de la CASSEE indique «que la majorité de leurs membres ne suivaient pas l'essentiel de leurs revendications», qui incluaient notamment l'abolition de la réforme de l'aide financière et diverses mesures devant mener à la gratuité scolaire.

La FEUQ, qui avait recommandé à ses membres d'accepter l'entente de principe, dévoilera ce matin les résultats finaux des votes tenus en congrès. Mais la tendance majoritaire observée jusqu'ici indique une acceptation générale de l'offre, malgré des grincements de dents pour les 133 millions perdus.

 «Il y a deux choses à retenir de la grève, croit Pier-André Bouchard. D'une part, le fait de savoir qu'on va revenir à la situation initiale au cours de la deuxième année nous apparaît acceptable dans les circonstances. Ça veut dire qu'un étudiant en cinquième secondaire ne sentira jamais les effets de la compression. Nous avons quand même récupéré 482 des 515 millions sur cinq ans», mentionne-t-il.

 «Mais, surtout, le mouvement a fait prendre conscience à une majorité d'étudiants de l'importance de la chose politique, de la mobilisation. Cette prise de conscience, elle dépasse largement la cause des 103 millions, croit-il. Le pire qui aurait pu arriver, ç'aurait été de faire une grève de six semaines et de ne rien avoir au bout. Les étudiants auraient retenu le message que la mobilisation ne sert à rien.» Il estime que cet acquis sera précieux dans les prochains mois, «parce que nous avons un gouvernement qui parle de dégeler les frais de scolarité : on ne baissera certainement pas les bras, il nous aura encore dans les pattes».

Au tour des profs

L'accalmie prévue avec les étudiants risque néanmoins d'être de courte durée pour le gouvernement Charest. Dès ce matin, quelque 5500 membres de la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ) seront en effet en débrayage pour décrier la lenteur des négociations visant à renouveler une convention collective échue depuis juin 2003. «La grève [d'aujourd'hui] constitue un premier coup de semonce visant à démontrer au gouvernement la détermination du personnel à obtenir un règlement satisfaisant ce printemps», indiquaient hier les responsables de la fédération.

Et après la grève des devoirs, les perturbations des enseignants deviendront plus visibles dans les prochains jours. À partir de demain, ce sera au tour des 80 000 enseignants membres de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), affiliée à la CSQ, d'entamer une série de débrayages rotatifs. Une grève générale est prévue le 6 mai, si aucune entente n'intervient d'ici là.

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Opinion

Isabelle Pion, La Tribune, Sherbrooke

Tandis que le mouvement de grève s'effrite depuis quelques jours, la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE) a recommandé à ses membres, réunis en congrès ce week-end, de retourner en classe. Une chose est certaine, cependant: bien que le retour sur les bancs d'école semble imminent, les étudiants n'ont pas dit leur dernier mot.

Une centaine d'étudiants ont pris part au congrès national, qui se déroulait à l'Université de Sherbrooke.

"Le constat qui a été fait, c'est que le rapport de forces n'était plus assez fort pour marquer des gains concrets. En ce sens-là, on va inviter les associations étudiantes à considérer ça, à considérer un repli stratégique. Ce n'est pas de rentrer en classe docilement; c'est à contrecoeur qu'on le fait, mais s'il n'y a plus de gain à faire, on ne va pas envoyer des associations étudiantes au front", explique la porte-parole de la CASSÉE, Héloïse Moysan-Lapointe.

Selon celle-ci, une assemblée générale doit avoir lieu lundi au Cégep de Drummondville, au cours de laquelle les étudiants doivent décider s'ils poursuivent ou non la grève, qui en serait alors à sa sixième semaine. Les étudiants de la faculté de théologie, d'éthique et de philosophie de l'Université de Sherbrooke doivent également se réunir en assemblée afin de décider de leur sort.

Toujours selon Mme Moysan-Lapointe, environ 30 000 membres de la CASSEE respectent toujours les piquets de grève à l'heure actuelle, et ils seraient, au total, 50 000 étudiants dans la province.

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Ce sera donc dans leurs assemblées générales respectives que les associations étudiantes membres de la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE) décideront du sort de leur mouvement de grève.

Réunie en congrès à Sherbrooke cette fin de semaine, les membres de la CASSEE ont décidé de ne pas faire de recommandations aux associations étudiantes quant à une éventuelle poursuite des moyens de pression.

La CASSEE dit prendre acte de l'essouflement du mouvement de grève, déclenché il y a déjà six semaines.

http://radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200504/10/005-Casse-dimanche.shtml

 « Le constat qui a été fait, c'est que le rapport de forces n'était plus assez fort pour marquer des gains concrets. En ce sens-là, on va inviter les associations étudiantes à [...] considérer un repli stratégique. Ce n'est pas de rentrer en classe docilement; c'est à contrecoeur qu'on le fait, mais s'il n'y a plus de gain à faire, on ne va pas envoyer des associations étudiantes au front », a expliqué la porte-parole de la CASSEE, Héloïse Moysan-Lapointe, qui a cependant souligné la volonté de nombreux membres de poursuivre la grève.

Elle réitère par ailleurs que les militants de la CASSEE n'acceptent toujours pas l'entente négociée entre le ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) pour mettre fin au litige sur les bourses d'études.

La CASSEE a indiqué que, quels que soient les résultats des votes des prochains jours, les actions prévues pour le 14 avril afin de souligner leur désaveu du gouvernement Charest auront lieu.

Presse Canadienne, Sherbrooke

La Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE) s'en remet aux assemblées générales de ses membres pour savoir si la grève doit se poursuivre ou non.

C'est ce qui ce qui a été décidé au congrès de la CASSEE qui se tenait à Sherbrooke en fin de semaine.

Un porte-parole de la coalition étudiante, Mathieu Cousineau-DeGarie, a indiqué que le combat doit continuer malgré tout, même si les membres votaient en faveur d'un retour en classe comme l'ont fait ceux des deux autres fédérations étudiantes la semaine dernière. M. DeGarie croit que les étudiants auront pris une décision dans le courant de la semaine.

Le porte-parole a profité de l'occasion pour annoncer que, quelque soit l'issue du vote, une action de la CASSEE aura lieu jeudi prochain, le 14 avril, pour souligner à sa façon le deuxième anniversaire de l'arrivée au pouvoir du gouvernement de Jean Charest.

Selon lui, la grève, qui est sur son déclin, ne constitue qu'une étape dans le combat des étudiants qui en est un de tous les jours.

LCN : Grève étudiante : Même la CASSEE appelle à un retour en classe - Mise à jour: Dimanche 10 avril 2005, à 18:44

Le dernier organisme étudiant encore en grève, la Coalition de l'association pour une solidarité syndicale étudiante élargie, la CASSEE, rentre dans le rang et invite ses membres à reprendre le chemin des cours.

La coalition recommande donc à ses associations étudiantes membres de mettre fin à la grève et de retourner en classe.

Réunis à Sherbrooke, les dirigeants de la CASSEE ont réitéré leur opposition à l'entente de principe intervenue avec Québec sur le programme de prêts et bourses, mais proposent, tout de même, la fin des moyens de pression.

Le retour en classe devrait se faire de façon graduelle, les différentes associations étudiantes devant se prononcer demain et mardi sur la recommandation de l'exécutif.

Rappellons que sur les 230 000 étudiants qui étaient en grève au temps fort du mouvement de contestation, plus que 50 000 sont toujours en grève.

Fast track

Réunie en congrès à Sherbrooke, la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE) devra décider d'ici dimanche si elle poursuit ses moyens de pression. Les membres de la CASSEE auront par la suite à se prononcer sur la décision en assemblées générales.

Depuis que la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a accepté l'entente de principe du gouvernement et que la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) s'apprête à faire de même, la CASSEE fait désormais cavalier seul dans un mouvement de protestation étudiant qu'elle a fortement contribué à créer.

La porte-parole de la CASSEE, Héloïse Moysan-Lapointe, estime que ses membres se sentent trahis par les autres fédérations mais aucunement isolés puisque, selon elle, au-delà de 100 000 étudiants ont rejeté l'entente. Par ailleurs, 50 000 étudiants sont toujours en grève.

Héloïse Moysan-Lapointe réserve aussi de durs propos au ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, qui aurait dénaturé le débat pour en faire une stricte question comptable. Elle déplore que le ministre ait exclu la CASSEE des négociations.

Fin de la partie pour la FECQ

Les associations membres de la FECQ devraient regagner les classes dès lundi. La présidente Julie Bouchard en a fait l'annonce vendredi, en précisant que les étudiants retournaient en classe avec un goût amer dans la bouche.

Elle a rappelé que seulement deux associations collégiales sur trois, membres de la FECQ, ont accepté l'entente de principe. Elle a également dénoncé le fait qu'en vertu de cette entente, les 103 millions réclamés par les étudiants ne leur reviendront qu'en 2006-2007.

Les pourparlers se poursuivent entre la FECQ et les directions des cégeps quant à un calendrier de reprise des cours manqués.

LCN : Grève étudiante : Les délégués de la CASSEE réunis en congrès à Sherbrooke - Mise à jour: Samedi 09 avril 2005, à 12:43

LCN

(PC) – La Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie, la CASSEE, étudie ce week-end à Sherbrooke la stratégie à adopter face aux derniers événements.

On sait que la Fédération étudiante collégiale du Québec, la FECQ, a accepté l'entente de principe annoncée par le ministre de l'Éducation alors que la Fédération étudiante universitaire du Québec, la FEUQ, s'apprête à en faire autant.

Une porte-parole de la CASSEE, Héloïse Moysan-Lapointe, indique qu'à l'issue de cette réunion, qui se poursuivra jusqu'en fin de journée dimanche, des propositions seront soumises aux assemblées générales afin de décider si la grève doit se poursuivre ou si le retour en classe peut être envisagé.

Mme Lapointe estime que les membres de la CASSEE se sentent trahis par les autres fédérations mais aucunement isolés puisque, selon elle, au delà de 100 000 étudiants ont rejeté l'entente.

La porte-parole de la CASSEE tient à souligner que plus de 50 000 étudiants sont toujours en grève.

Elle ajoute que le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, qui refuse de négocier avec son organisme sous prétexte que celui-ci prône la violence, essaie de «démoniser» un mouvement étudiant qui prend ses responsabilités. Elle dit que M. Fournier veut détourner le débat pour l'amener sur des bases strictement comptables, dont la gestion des compressions.

En vidéo, écoutez les explications d'Isabelle Dorais.

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Caroline Touzin, La Presse

L'heure était au bilan à la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), hier, alors que ses deux derniers cégeps membres toujours en grève, Alma et Rimouski, ont voté en faveur d'un retour en classe.

L'entente de principe survenue il y a une semaine leur laisse toutefois un «goût amer», a dit la présidente de la FECQ, Julie Bouchard, en conférence de presse à Montréal.

Bien que les deux tiers des quelque 65 000 membres de la FECQ se soient prononcés en faveur de cette entente au cours de la semaine, plusieurs l'ont fait à «contrecoeur», a-t-elle souligné.

Dans l'ensemble du réseau collégial, seulement cinq cégeps sont toujours en grève, soit Drummondville, Lionel-Groulx, Saint-Jean-sur-le-Richelieu, Saint-Laurent et Vieux-Montréal. Cela représente environ 16 000 personnes.

Quelques associations étudiantes à l'Université du Québec à Montréal (23 000 grévistes), à l'Université de Montréal (2500 grévistes) et à l'Université Laval (11 200 grévistes) continuent également le combat.

Bien qu'il ne reste plus que quelques poches de Gaulois, la plupart dans la région de Montréal, ce sont environ 100 000 étudiants qui ont rejeté l'entente de principe depuis lundi. Le cabinet du ministre de l'Éducation n'y voit pas de double message.

«L'objectif est le retour en classe. Ce n'est pas de savoir si tout le monde est heureux ou non», a affirmé à La Presse Stéphane Gosselin, l'attaché de presse de Jean-Marc Fournier. Selon lui, si l'entente n'avait pas été «suffisante», les étudiants n'auraient pas décidé de reprendre leurs cours.

L'entente ne prévoit pas le retour des 103 millions retranchés des bourses cette année. Il manquera également 33 millions l'an prochain. Les étudiants reverront «leurs 103 millions» seulement à partir de 2006-2007.

Division du mouvement

Durant le conflit, la FECQ représentait une minorité de cégépiens en grève. La majorité d'entre eux étaient soit membres de la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE), soit membres d'associations étudiantes indépendantes. Cette division leur a-t-elle nui? Non, répond Julie Bouchard, sauf... «quand la CASSEE a organisé des actions contre d'autres regroupements étudiants», faisant ici référence à l'occupation des bureaux de la Fédération universitaire étudiante du Québec (FEUQ), la semaine dernière.

La FEUQ, elle, n'a pas encore fait son bilan. Elle le rendra public lundi, à la fin de son congrès téléphonique avec ses 19 associations membres qui se tiendra en fin de semaine. «On observe une tendance lourde en faveur de l'entente, mais il faut la confirmer par un vote en congrès», a dit son président, Pier-André Bouchard.

Galvanisées par ce qui a été la plus grosse mobilisation étudiante depuis 1968 au Québec, la FECQ et la FEUQ sont déjà prêtes à livrer la prochaine bataille contre le spectre du dégel des droits de scolarité. «Pour une cause comme le gel des droits de scolarité, qui est un fondement du mouvement étudiant, c'est clair que les gens vont être prêts à se battre», avertit Julie Bouchard. «Le gouvernement n'a clairement pas fini de nous entendre», ajoute Pier-André Bouchard.

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Éditorial, 1ère partie

Éditorial, 2ème partie

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Des membres de la CASSEE, vendredi matin

Le mouvement de grève des étudiants membres de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a pris fin vendredi.

En conférence de presse, la présidente de la FECQ, Julie Bouchard, a toutefois rappelé que seulement deux associations collégiales sur trois, membres de la FECQ, ont accepté l'entente de principe annoncée par le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, il y a une semaine.

Julie Bouchard a précisé que personne ne criait victoire dans le camp étudiant, et que les membres de la FECQ retournaient en classe avec un goût amer et l'impression d'avoir été maltraités.

La présidente de la FECQ a profité de l'occasion pour déplorer la réforme du programme de prêts et bourses. Selon l'entente de principe, la totalité des 103 millions de dollars réclamés par les étudiants ne leur reviendront qu'à partir de 2006-2007.

Pendant ce temps, deux votes de grève tenus à Rimouski et à Alma ont confirmé le retour en classe, lundi prochain, des derniers collégiens en grève.

Une solidarité à toute épreuve

Par ailleurs, Julie Bouchard a salué la « solidarité à toute épreuve » démontrée par les membres de la FECQ durant la grève. « Le gouvernement devrait retenir un message important: peu importe comment il voudra affecter les jeunes, la génération actuelle se lèvera contre cela », a ajouté la présidente de la fédération collégiale.

Julie Bouchard a indiqué que des pourparlers se poursuivaient avec les hautes instances des cégeps, quant à un calendrier de reprise des cours manqués.

Questionnée au sujet des actions récentes du regroupement plus radical de la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE), la présidente de la FECQ a rappelé que sa fédération ne parlait pas au nom de la CASSEE, mais respectait les actions posées par celle-ci, sans porter de jugement.

Nouvel affrontement entre étudiants et policiers

LCN

Pendant ce temps, un groupe d'irréductibles proches de la CASSEE a poursuivi les moyens de pression en bloquant, vendredi, l'entrée d'un magasin Wal-Mart de l'ouest de Montréal.

Il aura fallu l'intervention de l'escouade antiémeute du service de police de Montréal pour déloger la centaine d'étudiants qui manifestaient bruyamment.

Cette manifestation est la dernière en date d'une série de gestes d'éclat perpétrés tout au long de la semaine par la CASSEE.

http://radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200504/08/004-FECQ-greve-fin.shtml

Jeudi, une violente bousculade a éclaté entre policiers et étudiants devant la Tour de la Bourse, à Montréal.

Les membres de la CASSEE se réuniront en fin de semaine à Sherbrooke pour revoir leur stratégie.

LCN : Montréal : Autre coup d'éclat des étudiants - Mise à jour: Vendredi 08 avril 2005, à 15:06

Les policiers ont procédé à quatre arrestations après un nouveau coup d'éclat des étudiants, vendredi matin, près d'un Wal-Mart de Montréal. Les quatre individus sont âgés de 18 à 20 ans.

Ils ont été identifiés pour leur participation à des voies de faits sur des policiers lors de la manifestation de jeudi dans l'édifice de la Bourse de Montréal.

Un des quatre suspects a été arrêté pour avoir fait des graffiti sur la façade du Wal-Mart.

Ils faisaient partie d'un groupe de quelque 70 manifestants qui ont bloqué l'accès au magasin Wal-Mart du boulevard Décarie, au nord de la ville.

LCN : FECQ : Les étudiants rentrent en classe avec un «goût amer» - Mise à jour: vendredi 08 avril 2005, à 13:41

Julie Bouchard et Jonathan Plamondon, de la FECQ

À Montréal, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a indiqué, ce midi, que deux tiers de ses membres avaient accepté l'entente de principe conclue avec le gouvernement du Québec.

La présidente de la FECQ, Julie Bouchard, a déclaré que beaucoup d'étudiants avaient pris cette décision à contrecœur.

Elle rappelle que les étudiants ont perdu 33 millions de dollars dans cette aventure et que la majorité d'entre eux ne comprenaient pas l'acharnement du ministère de l'Éducation à vouloir augmenter l'endettement étudiant.

Julie Bouchard a par ailleurs salué le formidable élan de solidarité exprimé par les étudiants au cours des dernières semaines. Selon elle, ceux-ci n'hésiteront pas à se remobiliser pour dénoncer les injustices.

Vendredi après-midi, la FECQ comptait moins de 5000 membres encore en grève. Deux autres associations étudiantes, celle des cégeps de Rimouski et d'Alma, étaient réunies en assemblée générale pour étudier la question.

Le Quotidien

CHICOUTIMI (MG) - Les étudiants de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) sont de retour sur les bancs de l'école ce matin.

Au terme d'une assemblée générale spéciale tenue hier après-midi, les quelque 830 universitaires qui se sont déplacés pour voter ont choisi de mettre un terme aux moyens de pression et de reprendre les cours, après deux semaines de grève.

Par contre, a indiqué le coordonnateur aux affaires publiques du Mouvement des associations générales étudiantes (MAGE-UQAC), ils ont toutefois décidé de rejeter l'offre émise la semaine dernière par le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-Marc Fournier.

«Cinquante-quatre pour cent des étudiants qui ont participé au vote se sont prononcés contre la proposition du ministre. Ils ont cependant voté contre la poursuite de la grève, également dans une proportion de 54 pour cent. Après deux semaines, ils ont finalement décidé que c'était assez», a fait savoir Jean-François Lalonde.

Ce dernier précise que malgré la fin de la grève, d'autres moyens de pression pourraient être envisagés par les étudiants insatisfaits de la proposition du gouvernement au sujet du régime de prêts.

«Nous (MAGE-UQAC) allons nous réunir ce soir et allons discuter de notre position dans le dossier», de dire Jean-François Lalonde. Toujours selon le porte-parole, la session scolaire devrait prendre fin autour du 29 avril, tel que prévu.

Enfin, la direction de l'UQAC se réjouit de la reprise des cours à compter de ce matin.

«Tout a été mis en place pour le retour des étudiants demain (aujourd'hui). Nous sommes très heureux du dénouement du vote», a indiqué le porte-parole de l'université chicoutimienne, Jean Wauthier.

Les cours reprennent vendredi matin aux cégeps de Matane et de Gaspé.

À Gaspé, les étudiants rejettent toujours le compromis sur les bourses offert par le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, mais ils ont voté pour mettre fin à la grève.

Les étudiants ont débattu pendant une quinzaine de minutes et ont décidé, dans une proportion de 221 contre 75, de ne pas poursuivre la grève.

Ils acceptent donc de retourner en classe, même s'ils ne sont pas satisfaits du règlement proposé par le gouvernement. « Je suis contre la poursuite de la grève. Je crois que le momentum est passé. Le vent a tourné et on ne gagnera plus rien cette année. À l'automne, peut-être, mais pas cette année », estime l'un des étudiants, David Maxime Samson.

Les étudiants ont tout de même résolu de poursuivre les revendications pour un refinancement en éducation. Ils doivent tenir un piquet symbolique vendredi matin, avant le début des cours.

La session prendra fin le 8 juin, si rien ne vient l'interrompre. Toutefois, les enseignants ont déjà annoncé une journée de débrayage pour le 12 avril.

Après 16 jours de grève, les étudiants du cégep de Rivière-du-Loup se résignent à retourner en classe, sans grand enthousiasme, vendredi.

La décision a été prise avec une forte majorité, jeudi, lors d'un vote à main levée.

Mardi, le vote en faveur de la poursuite de la grève avait donné un résultat très serré, avec une majorité de 23 voix. « Finalement, c'était beaucoup plus un pied de nez qu'on a voulu faire au ministre, Fournier en lui disant qu'on le sait qu'il nous passe un savon », explique le président de l'association générale des étudiants, Patrick Dupuy.

Le revirement de situation à Rivière-du-Loup reflète l'essoufflement du mouvement de contestation à l'échelle québécoise. Il tient aussi au fait qu'il y a une menace de retrait des 40 millions de bourses du millénaire, si la Fédération étudiante collégiale ne signe pas l'entente de principe : « Le fait que la Fédération collégiale ait à signer l'entente pour que l'argent des bourses du millénaire soit versé au provincial pour le plafond de prêts, cela a ajouté de l'importance au vote d'aujourd'hui [jeudi] », ajoute M. Dupuy.

La fin de la session est reportée au 7 juin, mais elle pourrait encore être repoussée, en raison d'éventuels moyens de pression du personnel syndiqué.

Au cégep de Rimouski, les étudiants votent à nouveau sur la poursuite ou non de la grève vendredi midi.

Des membres de la CASSEE, vendredi matin.

Alors que la vaste majorité des étudiants québécois a décidé, jeudi, de mettre fin à la grève, un groupe d'irréductibles proches de la CASSEE a poursuivi les moyens de pression en bloquant, vendredi, l'entrée d'un magasin Wal-Mart de l'ouest de Montréal.

Il aura fallu l'intervention de l'escouade anti-émeute du service de police de Montréal pour déloger la centaine d'étudiants qui manifestaient bruyamment à l'extérieur du magasin situé à proximité de l'hippodrome de Montréal. Plusieurs manifestants seraient toujours sur les lieux.

La manifestation de ce matin, dernière en date d'une série de gestes d'éclat prévu tout au long de la semaine de perturbation économique de la CASSEE, suit la violente bousculade qui a éclaté, jeudi, entre policiers et manifestants étudiants devant la Tour de la Bourse.

Les principaux membres de la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE) se réuniront en fin de semaine à Sherbrooke pour revoir leur stratégie.

Presse Canadienne

Un autre affrontement entre étudiants et policiers se profile ce matin à Montréal, après qu'un attroupement de jeunes se soit formé près d'un magasin de la chaîne Wal-Mart du boulevard Décarie, dans le nord de la ville.

Selon la police de Montréal, les quelque 60 étudiants sont présentement confinés à demeurer sur une passerelle de la voie de service de l'autoroute 15 Sud. Certains d'entre eux seraient munis de bâtons, de tiges métalliques et de boucliers. On ignore encore si des arrestations ont été effectuées.

L'escouade anti-émeute du SPVM est déjà sur les lieux.

Plus tôt, les étudiants ont peint des graffitis sur les murs extérieurs du magasin situé à deux pas de l'Hippodrome de Montréal et d'une station de métro.

Rappelons qu'hier matin, une violente bousculade a éclaté entre quelques dizaines d'étudiants qui bloquaient des accès à la Tour de la Bourse et des agents de l'escouade anti-émeute de la police. Une personne avait été arrêtée et des dommages avaient été causés dans l'édifice.

À Montréal, une soixantaine d'étudiants se sont regroupés devant un magasin Wal-Mart ce matin.

L'escouade anti-émeute est sur place. Elle aurait pris en souricière les manifestants sous un viaduc. Selon les autorités, certains d'entre eux sont munis de bâtons, de tiges métalliques et de boucliers.

Les jeunes ont bloqué le boulevard Décarie, près de l'hypodrome Blue Bonnets. Ils ont ensuite peint des graffitis sur les murs extérieurs de quelques boutiques et d'une station de métro située à proximité.

La voie de service de l'autoroute Décarie est toujours bloquée entre les rues Jean-Talon et Vézina. Les étudiants se sont assis et refusent de quitter les lieux.

Les policiers ignorent si les manifestants sont membres de la la Coalition de l'association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE). Ils croient cependant avoir reconnu certains des manifestants qui ont perturbé les activités de la Tour de la Bourse hier après-midi.

La CASSEE s'oppose à l'entente de principe conclue entre le gouvernement et les deux principales fédérations étudiantes. Elle réclame le remboursement des 103 millions de dollars coupés dans le régime des bourses et plaide en faveur de la gratuité scolaire.

Le mouvement de grève commence à s'essouffler du côté des étudiants.

Hier, plusieurs associations ont décidé de mettre un terme à leur débrayage, de peur d'hypothéquer leur session.

C'est le cas au cégep Marie-Victorin, où les étudiants ont voté à 80% en faveur d'un retour en classe tout en dénonçant l'entente de principe conclue entre Québec et les deux principales fédérations étudiantes, la FEUQ et la FECQ.

Selon la Fédération étudiante collégiale (FECQ), seuls 5000 de ses membres sont toujours en grève. L'association prévoit que tous ses membres auront cessé la grève à compter d'aujourd'hui.

Du côté de la Fédération des étudiants universitaires du Québec, on estime que 10 000 étudiants sont toujours en grève.

Article

L'imposante mobilisation étudiante du printemps 2005 -- et la crise sociale à laquelle celle-ci a donné lieu -- a révélé la puissance d'organisation et de mobilisation des fédérations et coalitions étudiantes québécoises. Quelque 185 000 étudiants en grève pour une cause commune -- le recouvrement de 103 millions de dollars de bourses convertis en prêts --, c'était du jamais vu. Le mouvement étudiant a ainsi su créer un rapport de force historique en plus de gagner la bataille de l'opinion publique (73 % d'appui).

Cette coupe de 103 millions que le gouvernement Charest a imposée aux étudiants les plus démunis a été le ciment, voire la base des revendications de cette mobilisation étudiante. En fait, il s'agissait de la revendication commune, malgré les divergences de vues du mouvement.

Il va sans dire que les plateformes de revendications de la FEUQ (Fédération étudiante universitaire du Québec), de la FECQ (Fédération étudiante collégiale du Québec) et de la CASSEE (Coalition de l'association pour une solidarité syndicale étudiante élargie) sont pour le moins disparates. Il en va de même en ce qui concerne les méthodes et les types préconisés de mobilisation. Pendant que certains en étaient à prendre des moyens qualifiés de radicaux et d'extrémistes par les médias, d'autres petit-déjeunaient sagement avec le ministre.

Marginalisation cautionnée

Ceux-ci ont d'ailleurs joué le jeu du ministre en acceptant de négocier sans la CASSEE, qui a lancé ce mouvement de grève et qui représente rien de moins que le tiers des étudiants mobilisés. Pendant que la FEUQ et la FECQ jouissaient pleinement de leur statut d'«interlocuteur privilégié», le ministre Fournier atteignait son but : diviser pour mieux régner. Les résultats en sont déjà perceptibles dans l'effritement du mouvement [...].

Or la FEUQ et la FECQ auraient pu insister pour réintégrer la CASSEE à la table de négociation (malgré certaines maladresses commises et les divergences évoquées plus haut), et ce, afin de maintenir un front commun dans le cadre d'un rapport de force sans précédent. Ce cautionnement de la marginalisation de la CASSEE constitue, selon nous, le premier et principal piège dans lequel les fédérations étudiantes sont tombées.

La FEUQ et la FECQ, qualifiées par le ministre et certains médias des «deux principales fédérations étudiantes» -- alors que la FECQ regroupe moins de membres que la CASSEE -- ont aussi commis plusieurs autres errements.

Négos fermées

Les fédérations étudiantes, excluant la CASSEE, ont accepté de participer à des négociations fermées avec le ministre, ce qui apparaît pour le moins méprisant à l'endroit des 185 000 membres au nom de qui devaient se faire ces négociations. Mais avaient-elles effectivement le mandat de négocier ou plutôt celui de récupérer intégralement les 103 millions ? [...]

Troisième errement : en acceptant cette entente, il est étonnant que les fédérations étudiantes aient accepté de sacrifier deux cohortes entières d'étudiants (en renonçant aux 103 millions pour 2003-04 et 2004-05 et en acceptant seulement 70 millions pour 2005-06) alors que l'ampleur de la mobilisation, l'appui de l'opinion publique et la faiblesse actuelle du gouvernement leur octroyaient le gros bout du bâton. Encore aujourd'hui, il apparaît que M. Bouchard, porte-parole de la FEUQ, ne mesure pas l'ampleur historique de la mobilisation et du rapport de force constitué lorsqu'il affirme ceci : «On est allés chercher le mieux qu'on pouvait aller chercher.»

Courte vue

De plus, les fédérations étudiantes, en acceptant l'aide de la Fondation canadienne des bourses du millénaire, entérinent l'empiétement des compétences provinciales par le fédéral en éducation. [...] Ce colmatage fédéral-provincial pour atteindre la somme de 103 millions de dollars s'échelonne sur plusieurs années (jusqu'en 2010-11), sans garanties aucunes que ce gouvernement sera toujours au pouvoir dans deux ans. Ce plan, pour être fonctionnel, nécessite que le fédéral distribue ses millions (disponibles grâce au déséquilibre fiscal) de façon généreuse et sans aucun droit de regard. Les expériences passées nous permettent d'en douter.

Autre errement : l'entente conclue entre le ministre Fournier et les fédérations étudiantes relève d'une vision à courte vue. Certes, il faut féliciter les fédérations d'avoir proposé au ministre un rééchelonnement des baisses d'impôt afin de réinvestir dans l'éducation, ce qui a d'ailleurs été bien accueilli par l'opinion publique mais pas par le ministre. Toutefois, cette position des fédérations n'a pas permis d'élargir le débat sur les problèmes fondamentaux persistants de l'éducation au Québec : la remise des 103 millions (à partir de 2006) ne ramène le problème qu'à son point de départ, c'est-à-dire au marasme dans lequel baignait déjà le système de prêts et bourses avant cette compression.

Or, au moment où les étudiants jouissaient d'un appui populaire et d'un rapport de force sans précédent, il aurait été stratégiquement souhaitable de profiter de l'élan pour déborder des «103 millions» et introduire un débat, voire une réflexion sociale élargie, sur les enjeux à plus long terme relatifs à la place de l'éducation au Québec (financement des universités, système des prêts et bourses, réforme des cégeps, endettement des jeunes, etc.).

Faut-il rappeler la réalité démographique du Québec, qui fait en sorte que les jeunes sont moins nombreux que leurs aînés et qu'ils devront assumer un lourd fardeau fiscal ? Devront-ils continuer de s'endetter pour un diplôme qui les mène trop souvent vers la précarité d'un monde du travail où on exige d'eux toujours plus de «flexibilité» (travail à forfait ou à la pige, disparités de traitement, baisses salariales, relocalisations, réaffectations, modification de l'article 45 du Code du travail, etc.) ?

Lors de cette mobilisation, l'absence de positionnement plus global sur les enjeux interreliés de l'éducation et du développement social étonne doublement, d'abord parce que la FEUQ a développé par le passé un discours social fort éloquent sur la nécessité de créer des «ponts entre les générations», ensuite parce qu'elle empêche la FEUQ d'être aujourd'hui solidaire de ceux qui l'ont appuyée, notamment les enseignants des cégeps, qui étaient en demi-journée de grève mercredi.

L'élargissement du débat aurait permis de confirmer la valeur sociale de l'éducation au sein de la société québécoise, mais elle nécessite une plateforme de revendications étudiantes qui en tienne compte. À notre connaissance, seule la CASSEE, dont les moyens apparaissent parfois discutables, a souligné cette vision plus globale et à long terme au cours de cette mobilisation. Malheureusement, elle ne faisait pas partie des interlocuteurs choisis par le ministre qui, par ailleurs, ne souhaitait pas entrer dans un débat de fond sur les problèmes criants de l'éducation au Québec. En aurait-il été autrement si la FEUQ et la FECQ avaient ouvert cette boîte de Pandore ?

Article

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Article, 2ème partie

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Article

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Chronique

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Comme les cégépiens de Chicoutimi, quelques heures plus tôt, les étudiants de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont voté majoritairement pour mettre fin à la grève et pour reprendre les cours dès vendredi matin.

Le vote tenu jeudi a été à 54 % pour mettre fin à la grève. Par contre, et dans une même proportion, les universitaires ont rejeté l'entente de principe intervenue en fin de semaine dernière entre les fédérations étudiantes et le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier.

Les étudiants de l'UQAC entendent manifester, par d'autres moyens que la grève, leur désaccord à la proposition gouvernementale sur la bonification du régime de prêts et bourses.

Les cours reprennent également vendredi au cégep de Saint-Félicien. Dans une proportion de 68 %, les cégépiens ont décidé de mettre fin aux moyens de pression, après 17 jours de débrayage.

Le président de l'Association étudiante du cégep de Saint-Félicien, Jean Morency, a déclaré que cette grève avait donné gain de cause aux étudiants.

 « La force du mouvement étudiant a permis de faire des gains très intéressants, même si on n'a pas eu ce que l'on réclamait pour la première année, avec seulement 70 millions de dollars », a soutenu Jean Morency.

Reste maintenant aux cégépiens à reprendre le temps perdu. Il est d'ores et déjà assuré que la session à Saint-Félicien se terminera au début du mois de juin, pour respecter les 82 jours de classe prescrits par la loi.

Alma

Le cégep d'Alma reste la seule institution post-secondaire de la région à être paralysée par une grève étudiante.

Les étudiants des cégeps et des universités continuent à se prononcer jeudi et vendredi sur l'entente de principe conclue par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et le ministère de l'Éducation.

Cette entente, qui prévoit le réinvestissement de 70 millions de dollars en bourses d'études l'an prochain et 103 millions pour les quatre années subséquentes, est loin de faire l'unanimité.

Pendant ce temps, les étudiants tiennent aussi des assemblées, afin de décider s'ils poursuivent la grève. Pour leur part, les étudiants du campus de Québec du cégep de Limoilou ont décidé mercredi après-midi de mettre fin à leur grève. Les élèves du cégep de Sainte-Foy ont aussi décidé majoritairement de retourner en classe vendredi.

À l'Université Laval, 11 000 étudiants sont toujours en grève comparativement à environ 18 000 en début de semaine. Ils participeront à des assemblées générales jeudi et vendredi, afin de décider s'ils reconduisent ou non leur mandat de grève.

Au Québec, mercredi, 75 000 étudiants étaient toujours en grève alors que vendredi dernier, ils étaient 185 000.

Des étudiants ne lâchent pas prise

Des étudiants d'architecture de l'Université Laval ont tenu une manifestation jeudi matin à l'intersection du boulevard Dorchester et de l'avenue Napoléon-Parent, près de la centrale de police. Ils dénonçaient l'entente intervenue entre le ministre de l'Éducation et les associations étudiantes et protestaient contre ce qu'ils appellent les politiques antisociales du gouvernement Charest.

Les étudiants qui rappellent que les syndicats et les groupes sociaux sont de leur côté, soutiennent que la bataille n'est pas perdue.

Claude Plante, La Tribune, Sherbrooke

Les étudiants de la faculté des Lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke mettront fin à leur grève et reprendront les cours lundi prochain.

En assemblée générale jeudi après-midi, les membres de la branche la plus militante du campus universitaire ont voté à 98 pour cent en faveur de poursuivre leur grève jusqu'au 10 avril à minuit.

Le vote a eu lieu à mains levées.

Les étudiants de la faculté des lettres et sciences humaines sont en grève depuis le 25 février dernier.

Jeudi matin, c'était au tour des étudiants du Collège de Sherbrooke de retourner sur les bancs d'école à la suite d'un vote en faveur de la fin de la grève tenu mercredi.

La grève se poursuit toujours au cégep de Drummondville. Réunis en assemblée générale jeudi, quelque 600 étudiants ont choisi par une mince majorité de poursuivre leur débrayage jusqu'à lundi.

Au total, 309 étudiants se sont prononcés en faveur de la grève et 290 ont voté contre lors d'un vote secret. C'est donc dire que près d'un millier d'étudiants n'ont pas participé à l'assemblée générale.

Le soutien à la grève semble néanmoins s'effriter puisqu'un autre vote de grève tenu lundi avait été approuvé par 75 % des participants.

Les étudiants du cégep de Drummondville, membres de la Coalition de l'association pour une solidarité syndicale élargie (CASSEE), ont été parmi les premiers à déclencher la grève, le 24 février.

À l'Université de Sherbrooke, les étudiants de la Faculté des lettres et sciences humaines y sont allés d'un vote très curieux. Ils ont choisi de poursuivre la grève vendredi, tout en acceptant de retourner en classe lundi.

La CASSEE, considérée comme la plus radicale des associations étudiantes, a rejeté l'entente intervenue vendredi entre les fédérations étudiantes universitaire et collégiale et le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier.

Cette entente prévoit la réinjection de 70 millions de dollars en bourses dès septembre prochain. Les 103 millions par année demandés par les étudiants en grève seront réinvestis à partir de 2006.

La CASSEE estime que cette offre ne tient pas compte de leurs revendications, dont le retrait rétroactif de la réforme de l'aide financière aux études. Selon eux, l'offre n'a aucune perspective à long terme sur la gratuité scolaire et ne comporte pas de mesures pour éradiquer l'endettement des étudiants.

La CASSEE a été exclue des pourparlers par le ministre Fournier après qu'elle eut refusé de condamner des actes commis lors d'une occupation de son bureau de comté il y a quelques semaines.

La décision des étudiants drummondvillois vient toutefois compliquer davantage la tâche de la direction du cégep, qui souhaite sauver la session. « Il y a une limite! À un moment donné, on ne peut plus effacer le tableau et faire les devoirs, ce sera impossible. Mais c'est sûr qu'on regarde pour un retour éventuel mardi », a commenté le directeur général du cégep, Normand Bernier.

Environ 150 étudiants, membres de la CASSEE, ont été délogés de façon musclée par l'escouade tactique de Montréal.

Les étudiants occupaient les édifices de la Bourse de Montréal, près du square Victoria, depuis 8 h 30, jeudi.

En bloquant les ascenseurs de l'édifice, ils ont empêché plusieurs employés de se rendre à leurs bureaux.

Après environ deux heures d'occupation des lieux, la police est intervenue pour évacuer les étudiants.

Après la charge des policiers, les manifestants ont trouvé refuge dans les couloirs qui mènent au métro. Toutefois, aucun blessé n'est signalé.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200504/07/007-etudiant_Tour-bourse.shtml

Le mouvement s'essouffle

Malgré ce coup d'éclat à la Tour de la bourse, le mouvement étudiant s'effrite et s'essouffle. Les étudiants en grève, qui se prononcent depuis le début de la semaine sur l'entente intervenue, sont divisés pratiquement à égalité. Des 185 000 grévistes de la semaine dernière, il n'en restait plus que 75 000, mercredi.

Même la militante CASSEE (Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale élargie) songe à recommander à ses membres de mettre un terme au plus important débrayage estudiantin de l'histoire québécoise.

Toujours contre l'entente

La CASSEE s'oppose toujours à l'entente conclue par la FEUQ (Fédération étudiante universitaire du Québec) et la FECQ (Fédération étudiante collégiale du Québec) avec le gouvernement de Jean Charest, mais la désaffection de ses membres affaiblit sa position.

L'association étudiante, qui a été tenue à l'écart des négociations par le gouvernement en raison de sa présumée violence, a vu le nombre de ses grévistes passer de 60 000, vendredi, à 20 191 mercredi. Il en va de même du côté de la FEUQ (70 000 à 23 000) et la FECQ (65 000 à 10 000) qui ont vu le nombre de leurs grévistes fondre rapidement.

L'entente de principe conclue par la FEUQ, la FECQ et le ministère de l'Éducation prévoit le réinvestissement de 70 millions de dollars en bourses d'études l'an prochain et 103 millions pour les quatre années subséquentes.

Les étudiants ont bloqué l'accès aux ascenseurs de la Tour de la Bourse 

Cyberpresse

Des étudiants affiliés à la CASSEE ont bloqué l'accès à tous les ascenseurs de la Tour de la Bourse, dans le centre-ville de Montréal, avant d'être évincés par les policiers de l'escouade anti-émeute.

Environ 150 étudiants, insatisfaits de l'entente proposée par le ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier, ont empêché des centaines de personnes de se rendre à leur lieu de travail pendant plus de deux heures.

L'escouade anti-émeute a chassé les étudiants avec force. On ne compte pour le moment aucun blessé ni arrestation. Les policiers poursuivraient cependant les étudiants jusque dans le métro.

Le service de sécurité de l'endroit a fait appel aux policiers devant la présence étudiante. Il s'agissait pour la CASSEE d'une nouvelle «perturbation économique», des manifestations qui touchent des secteurs importants de l'économie montréalaise. Le Port de Montréal et la SAQ ont déjà été la cible des étudiants.

La Tour de la Bourse abrite notamment les bureaux de l'Organisation de l'aviation civile internationale et de nombreux importants cabinets d'avocats.

 (D'après PC) – Une centaine d'étudiants ont perturbé les activités quotidiennes de la Bourse de Montréal, et leur manifestation a pris fin de façon abrupte.

Une violente bousculade a éclaté entre les étudiants et des agents de l'escouade anti-émeute de la police de Montréal. On dénombre au moins une arrestation.

Plus tôt ce matin, ces étudiants ont bloqué des accès à la Tour de la Bourse, rue Saint-Jacques, dérangeant le déplacement de certains employés de cet immeuble à bureaux, à partir de 8h30. Ils étaient arrivés sur place en utilisant le métro.

Après environ deux heures d'occupation, les policiers ont sonné la charge en délogeant les étudiants qui nuisaient à la circulation par ascenseur du personnel de l'immeuble. Personne ne semble avoir été blessé dans l'opération.

Des dommages ont été causés dans l'édifice.

Cette intervention policière a dissipé les manifestants; plusieurs se sont réfugiés dans les couloirs menant au métro.

Les protestataires sont des membres de la Coalition pour une association de solidarité syndicale étudiante élargie, la CASSEE.

André Laroche, La Tribune, Sherbrooke

Les parents d'aujourd'hui se rappelleront de Breakfast Club, un film pour ados des années 1980. L'histoire racontait les péripéties d'une bande d'élèves en retenue à l'école secondaire, un samedi matin.

La réalité rejoindra la fiction quand quelque 350 élèves devront se présenter à l'école secondaire du Phare, samedi matin, pour purger une retenue pour ne pas être retournés en classe après la manifestation du 23 mars dernier.

Cette journée-là, tous les élèves de 3e à 5e secondaires de la CSRS ont participé cette journée-là à une marche pour dénoncer les compressions budgétaires à l'aide financière pour les études post-secondaires.

Les étudiants des écoles Montcalm et de La Montée ont suivi les consignes à la lettre après s'être rendus au Collège de Sherbrooke.

Mais quelques élèves du Triolet et une grande partie des élèves du Phare ont préféré demeurer sur le campus de l'Université de Sherbrooke pour poursuivre, avec les étudiants universitaires, la marche en après-midi jusqu'aux bureaux du premier ministre Jean Charest.

Marie-Andrée Chouinard

Alors qu'environ 80 000 étudiants rejettent l'entente proposée par Québec, le ministre de l'Éducation s'est défendu hier d'être à la merci des conditions émises par la Fondation des bourses du millénaire, qui a pourtant clairement indiqué le caractère conditionnel de sa contribution salvatrice de 40 millions de dollars.

Peut-être encouragés par le vent d’été qui soufflait hier sur Montréal, des étudiants toujours en grève ont crié haut et fort leurs 103 millions de bonnes raisons de courir pour la cause étudiante...

Pedro Ruiz

Dans un communiqué émis samedi au moment où le ministre Jean-Marc Fournier dévoilait les détails de l'accord de principe conclu avec les fédérations étudiantes, la Fondation des bourses du millénaire (FBM) indiquait en effet la nature conditionnelle de sa contribution de 40 millions, échelonnée sur quatre ans. Cet apport fédéral inattendu, combiné aux 100 millions du Programme canadien de prêts aux étudiants, a facilité l'accord de principe.

 «La participation de la fondation demeure toutefois conditionnelle à la ratification de l'accord de principe par les diverses parties en présence», indique clairement le communiqué émis sur le site Internet de la fondation.

Le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a réagi hier à cette brèche mentionnée la veille dans Le Devoir. «L'entente avec la Fondation canadienne des bourses du millénaire [stipule] que dès qu'il y a entente de principe avec les leaders et que le gouvernement pose le geste qui est mentionné dans l'entente, qui est d'amener 70 millions et 103 millions, la fondation amène aussi son apport», a affirmé le ministre lors d'un point de presse à Québec. «C'est ce qu'on a, et ça ne change pas. Je n'ai pas d'inquiétude à ce niveau-là.»

M. Fournier a aussi indiqué que cet accord de principe doit être ratifié par les étudiants, un processus qui doit encore se poursuivre aujourd'hui et demain. «C'est évident que c'est une entente de principe», a convenu le ministre. «On cherche à ce que les étudiants y adhèrent. Mais la tendance qu'on voit dans les votes [nous indique] qu'il y aura ratification. Et, encore une fois, il faut laisser le temps au processus.»

Choqué par l'assurance du ministre, le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Pier-André Bouchard-St-Amant, décode une certaine «panique» dans les propos de son vis-à-vis. «Voilà un signe de panique de la part du ministre de l'Éducation, qui nous sort ce genre de choses quand il commence à sentir qu'il perd le contrôle», a-t-il expliqué hier, cependant encouragé par les signaux envoyés par ses associations. «C'est dans la même lignée que tout ce qu'il nous a servi de paternaliste et d'autoritaire depuis le début du conflit.»

L'invitation formulée par la FEUQ d'accepter l'entente de principe semble être entendue par les associations membres : hier encore, l'Université du Québec à Rimouski s'est ajoutée au lot des 50 000 étudiants qui ont acquiescé à l'offre de Québec pendant que 10 000 la refusaient. 20 000 membres de la FEUQ doivent encore être sondés prochainement.

Toutefois, le portrait collégial est toujours divisé : 50 000 cégépiens ont rejeté l'offre alors que 54 000 lui ont donné leur aval. Des associations membres de la FECQ, notons que huit ont approuvé l'entente de M. Fournier, contre sept qui l'ont rejetée.

Dans certains cégeps et même à l'université, certaines des associations qui ont refusé l'entente l'ont toutefois fait avec une mince majorité, ce qui laisse croire à certains observateurs qu'une reprise du vote -- telle que prévue aujourd'hui dans nombre d'associations -- pourrait faire basculer la tendance.

 «Les taux de reconduction des grèves sont plus faibles et on sent une inquiétude chez certains étudiants à cause des complications scolaires que pourrait entraîner une poursuite de la grève», a expliqué hier Joël Nadeau, coordonnateur de l'Association facultaire de lettres, langues et communication (AFELLC) de l'UQAM.

À l'UQAM, ce sont maintenant environ 25 000 des 40 000 étudiants qui ont rejeté la proposition du ministre et par conséquent choisi de poursuivre la grève. La commission des études de l'université a d'ailleurs voté mardi pour une prolongation du trimestre d'hiver de deux semaines en vue de le conclure le 8 mai. Ceci aura pour effet de reporter le début du trimestre d'été d'une semaine.

Le chapitre final de cette saga étudiante commencée le 24 février n'est pas encore écrit : lors d'un congrès téléphonique cette fin de semaine, la FEUQ doit décider de la manière dont elle calculera l'adhésion de ses membres. L'ensemble des associations membres s'y prononcera et soupèsera les éléments à considérer pour juger de la conclusion de l'événement.

La FECQ songe aussi à tenir une instance spéciale, possiblement téléphonique, de manière à joindre l'ensemble de ses membres établis en région. La présidente de la FECQ, Julie Bouchard, n'a toujours pas pris la parole depuis que cet accord de principe est connu, mais elle pourrait le faire demain.

Avec la collaboration de Tommy Chouinard

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L'origine de cette idée «forte et efficace» du carré rouge qu'on a vu partout dans le mouvement étudiant ces dernières semaines n'est pas du tout «obscure», comme l'affirmait Stéphane Baillargeon dans son article sur «l'esthétisme de la contestation» dans Le Devoir du samedi 2 avril 2005. Tout ça a commencé d'une façon tout ce qu'il y a de plus publique. Les membres de l'Assemblée nationale, en particulier Claude Béchard, ancien ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, savent très bien d'où il vient.

Le carré rouge a été arboré pour la première fois le 5 octobre 2004 dernier, lors de la présentation du Collectif pour un Québec sans pauvreté sur l'inacceptable projet de loi 57 sur l'aide sociale à la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.

La délégation du collectif en a expliqué le sens au ministre dans ces termes, qu'on retrouve dans la Gazette officielle du Québec du 5 octobre : «[...] Nous nous sommes demandé comment on doit agir pour cesser de tourner en rond dans l'histoire. Aujourd'hui, nous dénonçons, nous démontrons, nous proposons. Tout à l'heure aussi, nous serons dans la rue. [...] Nous vous demandons de refuser que les institutions politiques continuent de concevoir pour les citoyens les plus pauvres des escaliers roulants qui descendent au lieu de monter et qui mettent à chaque fois un peu plus dans le rouge. Nous allumons une très, très grosse lumière rouge [...], comme ça, ce sera encore plus visible.»

Les membres de la délégation ont alors arboré devant le ministre un carré en duct tape rouge, invitant les gens «qui sont intéressés à allumer la lumière rouge» à le faire en même temps qu'eux.

Par la suite, tout au long de l'automne, la consigne du carré rouge s'est multipliée dans les rangs du collectif en même temps qu'une déclaration citoyenne signée par plus de 4000 personnes de toutes les occupations et plus de 500 organisations pour réclamer le retrait du projet de loi 57 et la réparation des reculs en cours à l'aide sociale (voir sur le site Internet du collectif au www.pauvrete.qc.ca; il est encore possible et utile de la télécharger pour la signer).

La consigne s'est ensuite répandue lors du Forum alternatif qui s'est déroulé les 6 et 7 octobre par le Réseau de vigilance en marge du Forum des générations prévu la semaine suivante à Saint-Augustin, près de Québec, ainsi que dans les manifestations subséquentes. Le 20 novembre, à l'invitation du même réseau, plus de 10 000 personnes sont allées à Montréal manifester à l'extérieur du congrès du Parti libéral du Québec leur objection aux reculs, à l'aide sociale et ailleurs, qui plongent des personnes dans d'énormes difficultés financières. La consigne était de porter du rouge.

Le 13 décembre, deux ans jour pour jour après l'adoption de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale, à l'initiative du Collectif pour un Québec sans pauvreté, une cinquantaine de personnes portant carré rouge et vêtements rouges ont occupé «en rouge» la cafétéria de l'Assemblée nationale pendant cinq heures pour réclamer notamment le retrait du projet de loi 57 sur l'aide sociale et l'abandon des mesures de recul.

En janvier 2005, les associations étudiantes ont pris le relais du carré rouge, ce qui est très bien, pour lui donner la visibilité qu'on a vue et avec la créativité que l'on sait dans le cadre de l'extraordinaire mobilisation qui s'est ensuite développée contre la compression de 103 millions de dollars aux prêts et bourses.

Une idée de fou !

Quant à l'idée lancée en octobre, elle provenait du travail d'un atelier, qui aura à l'évidence atteint son but, sur «des idées de fou pour du matériel militant qui suscite l'attention et l'adhésion», tenu lors d'une session extraordinaire du Parlement de la rue convoquée par le collectif à Québec le 24 janvier 2004.

Les participants étaient sortis de l'atelier marqués de rouge à partir de l'idée et du matériel apportés par la personne-ressource de cet atelier, une artiste de Montréal, Johanne Chagnon, en signe de protestation devant des politiques appauvrissantes. Notons également une série de productions «rouges» de cette artiste, faites à la fin de l'automne 2004 en collaboration avec le collectif. On peut les voir sur le site Internet du collectif.

Voilà l'histoire de l'origine du carré rouge. Il n'appartient à personne. Il est associé à une mobilisation d'objection à des politiques qui appauvrissent. Il pourrait continuer à faire du chemin dans ce sens.

La facette de l'aide sociale

Par ailleurs, il devient important, à la veille d'un budget dont la date recule sans cesse, de rappeler fermement la facette de l'aide sociale de cette lutte du carré rouge. En même temps que le gouvernement a retiré de façon tout à fait inacceptable 103 millions dans le régime des bourses lors du dernier budget, il a aussi procédé à de graves compressions à l'aide sociale en janvier 2005 malgré les protestations de l'automne. Il est allé chercher 14 millions en n'indexant qu'à moitié les deux tiers des prestations d'aide sociale, donc en retirant du pouvoir d'achat à des personnes qui n'avaient que 533 $ par mois pour vivre. Une honte !

Il est allé chercher 44 autres millions de dollars en modifiant le règlement de l'aide sociale pour réintroduire une compression pour partage de logement familial, pour éliminer des aides au logement, à l'emploi, pour enlever le droit à l'aide sociale aux personnes immigrantes pendant leurs trois premiers mois au Québec, pour resserrer les règles d'admissibilité à l'aide sociale. Toutes ces coupes sont odieuses. Elles doivent toutes êtres réparées sans compromis parce qu'elles n'auraient jamais dû être faites.

Au cours des derniers mois, le gouvernement du Québec s'est mis en totale infraction avec la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale, qui impose depuis son entrée en vigueur, en mars 2003, d'améliorer les conditions de vie de l'ensemble des personnes en situation de pauvreté. Si la lutte du carré rouge a plusieurs facettes, elle n'a qu'un seul horizon : celui d'un Québec sans pauvreté... et riche de tout son monde.

La société québécoise doit à ses membres qui sont en situation de pauvreté le respect en toute égalité de leur dignité et de leurs droits. Cela suppose entre autres une couverture décente des besoins dans les régimes de protection sociale. Aucun recul n'est acceptable là-dessus, alors qu'en fait, il faudrait faire mieux. Toutes les personnes qui sont d'accord devraient marquer leur objection et exiger les décisions politiques nécessaires. Y compris dans le budget du Québec 2005-06. Le carré rouge est là pour ça.

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Montréal, le 4 avril 2005

Je suis en grève depuis un mois, et l'idée d'avoir perdu presque la moitié de ma session universitaire pour 482 millions suscite chez moi un malaise. L'entente de principe conclue entre la FEUQ, la FECQ et le ministre de l'Éducation témoigne à mon avis de la carence démocratique du gouvernement et des fédérations étudiantes.

Il me semble clair que la mobilisation étudiante ne s'articule pas seulement autour des 103 millions de dollars perdus. Elle tient sa source d'une insatisfaction plus générale, vis-à-vis non seulement du système d'éducation mais aussi de l'attitude paternaliste du gouvernement Charest qui, quelle que soit la décision à prendre, n'est pas à l'écoute de la population qu'il représente.

La grève constitue selon moi une tentative de la part de ma génération de conquérir son espace politique, de faire entendre sa voix pour qu'enfin on s'aperçoive qu'elle existe et qu'elle veut participer elle aussi à la vie collective. Et voilà que la FECQ et la FEUQ décident de s'approprier le mouvement et de le limiter aux fameux 103 millions. Rappelons que la grève a été déclenchée grâce à l'initiative de la CASSEE et que les fédérations n'ont appelé leurs associations à y participer que deux semaines plus tard. Pourtant, elles ont envahi tout l'espace médiatique; même dans les manifestations organisées par la CASSEE, ce sont elles qui exprimaient leurs malingres revendications qui, ne leur en déplaise, ne sont pas celles de tous les étudiants. C'est malheureusement avec ces fédérations fantoches que le gouvernement a négocié, à cause de présumés actes de violence de la part de la CASSEE.

Un concours de circonstances ou un rusé calcul politique a fait en sorte que la FECQ et la FEUQ posent le problème en dollars et que, une fois les dollars quasi obtenus, elles demandent à leurs membres de retourner en classe. Cela équivaut à nous rire au nez. L'entente de principe ne présente aucune garantie pour l'avenir (l'avenir, ce n'est pas cinq ans) et exclut toute perspective globale sur notre système d'éducation et sur la société en général. À mon sens, en convertissant ce qui devrait être un débat de société en une question d'argent, les fédérations agissent comme le gouvernement, c'est-à-dire en technocrates.

C'est pourquoi je serai profondément déçue si la grève se termine par cette entente de principe. J'aurai manqué un mois de cours pour quelques dollars en plus de me rendre compte que les leaders censés me représenter ne sont qu'une pâle réplique des ministres du gouvernement au pouvoir. Bref, rien n'aura changé.

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Le monde de l'Éducation est toujours en ébullition au Québec.

Les professeurs du cégep du Vieux Montréal manifestent.

Alors que les étudiants commencent à rentrer en classe, plusieurs milliers de professeurs font l'école buissonnière.

Le mouvement étudiant semble en voie de se scinder entre cégeps et universités.

Les étudiants à l'université semblent se ranger du côté de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) qui a conseillé à ses membres d'accepter l'entente conclue avec le ministère de l'Éducation.

Les cégépiens divisés

Les étudiants des cégeps sont toutefois plus enclins à rejeter l'entente. Ils sont 44 000 de 17 cégeps à avoir rejeté l'entente alors que leurs collègues de 14 autres institutions ont voté pour un retour en classe.

Les élèves d'une dizaine d'autres cégeps tiendront des votes sur le sujet.

L'entente de principe conclue par la FEUQ, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et le ministère de l'Éducation prévoit le réinvestissement de 70 millions de dollars en bourses d'études l'an prochain et 103 millions pour les quatre années subséquentes.

Contre la lenteur

Alors que certains de leurs étudiants veulent réintégrer les salles de cours, ce sont les 12 500 professeurs de niveau collégial affiliés à la CSN qui tiennent une demi-journée de grève.

Ces membres de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants, qui oeuvrent dans une trentaine de cégeps, dénoncent la lenteur des négociations de leur convention collective échue depuis le 30 juin 2002.

Les professeurs réclament également l'allègement de leur tâche. Les réformes les contraignent à participer à plusieurs comités alors que le nombre d'élèves ne cesse d'augmenter dans leurs salles de classe.

La Tribune, Sherbrooke

Dans une proportion de 60 pour cent, les étudiants du Collège de Sherbrooke ont décédé de mettre fin à la grève qui durait depuis déjà quelques semaines.

Environ 2500 étudiants étaient réunis mercredi après-midi au palais des sports de Sherbrooke et ont voté à mains levées.

Ils devraient donc retourner en classe jeudi.

Paradoxalement, ils ont rejeté dans les mêmes proportions l'entente survenue entre le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, et les organisations étudiantes.

 

C'est dans une très faible proportion, soit 57,6 %, que les étudiants de l'Université du Québec à Rimouski ont finalement accepté l'offre du ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier.

Le mouvement de débrayage a aussitôt pris fin et les étudiants ont repris le chemin des cours. Après plusieurs heures de débat et deux semaines de grève, le ras-le-bol était manifeste chez plusieurs étudiants et s'est manifesté par un refus de prolonger le temps alloué au débat.

Dans l'ensemble, pourtant, c'est la mort dans l'âme que certains étudiants affirment retourner en classe. S'ils soutiennent avoir réussi à faire céder le gouvernement, ils considèrent qu'ils ont tout au plus sauvé les meubles quant à l'aide financière étudiante.

À l'inverse, les 2000 étudiants du cégep de Rimouski décidaient mercredi de rejeter l'offre du gouvernement et de poursuivre la grève commencée il y a deux semaines maintenant.

Gilles Normand, La Presse, Québec

Toujours lourdement embarrassé par la crise dans le milieu étudiant, le premier ministre Jean Charest a fortement incité, hier, le chef de l'opposition, Bernard Landry, à encourager les étudiants à ratifier l'entente de principe intervenue en fin de semaine dernière entre deux fédérations et le ministre Jean-Marc Fournier.

Selon cette entente, le gouvernement réinvestira 70 millions dans les bourses d'études dès l'an prochain et 103 millions pour chacune des quatre années subséquentes. Ainsi, il n'est plus question de la proposition formulée antérieurement par le ministre Fournier pour accorder aux plus démunis une remise de dette.

« C'est un bon règlement. J'aurais espéré aujourd'hui que le chef de l'opposition officielle agisse de façon responsable, qu'il reconnaisse qu'il y a là-dedans un bon règlement et qu'il encourage les étudiants à l'accepter », a en effet lancé M. Charest au chef péquiste qui reprochait en Chambre au gouvernement d'avoir échoué dans ce dossier jusqu'à ce que le gouvernement fédéral vienne à sa rescousse, « grâce à la bravoure des étudiants ».

« Les associations étudiantes, après des mois de revendications appuyées par la population et tous les observateurs sensés, ont réussi à arracher une entente pour récupérer partiellement l'argent que le gouvernement libéral leur avait enlevé dans une décision absurde.»

« Toutefois, et c'est à peine croyable, ce sont les étudiants eux-mêmes qui ont été obligés de négocier l'ajout d'un montant provenant de la Fondation des bourses du millénaire. Ils ont dû aussi s'assurer qu'un versement d'un autre montant provenant du Programme canadien de prêts aux étudiants serait également ajouté. Ils sont plus efficaces que le ministre », a indiqué M. Landry.

Le premier ministre, lui, s'est félicité d'avoir obtenu plus tôt un engagement du gouvernement fédéral de verser au Québec ces 100 millions qui lui permettent de bonifier la proposition faite aux étudiants.

« Si le gouvernement fédéral en dépense plus, bien tant mieux parce qu'il a les moyens d'en mettre plus, comme il devrait en mettre davantage dans les programmes du Québec (...)Quand on négocie avec le gouvernement fédéral, on conclut, nous, des ententes », a répliqué Jean Charest.

Pour Jean-Marc Fournier, cette entente de principe « n'est pas une proposition du ministre, mais une entente entre deux fédérations étudiantes (la FEUQ et la FECQ) et le gouvernement du Québec ».

Cette entente a de plus un caractère définitif. Le gouvernement du Québec, soutient le ministre, n'a en effet rien de plus à mettre sur la table.

« Je demande aux étudiants de ne pas écouter les insinuations du député d'en face (Jonathan Valois qui prétendait qu'il en coûterait 136 millions aux étudiants les plus pauvres) qui essaie de dire que ce n'est pas une bonne entente. Nous avons convenu une entente, elle est bonne et j'espère que les étudiants sauront la regarder à son mérite », a dit M. Fournier.

Le ministre n'a apparemment pas l'appui de la CASSEE, association regroupant quelque 50 000 étudiants. Mais il refuse de s'asseoir avec les représentants de cet organisme pour expliquer l'entente.

« Non, non. Un gouvernement qui négocie avec des gens qui considèrent que la violence fait partie d'un des outils de promotion, moi, en tout cas, je ne suis pas membre de ce gouvernement-là. Je ne pense pas qu'on ait à négocier avec des gens qui considèrent que la violence fait partie des outils de promotion de leurs idées », a-t-il affirmé, en ajoutant que les demandes de la CASSEE atteignaient près d'un milliard.

La grève est terminée au Collège de Sherbrooke. Réunis en assemblée générale, mercredi après-midi, au Palais des sports, 2500 étudiants ont voté massivement en faveur d'un retour en classe lors d'un vote à main levée. Les cours reprendront jeudi.

Ce dénouement a été accueilli avec beaucoup de soulagement par de nombreux étudiants. La grève avait été déclenchée le 24 février, et plusieurs collégiens s'inquiétaient pour l'avenir de leur session.

Le retour en classe a été approuvé malgré le fait que les étudiants se soient majoritairement prononcés contre l'entente de principe conclue vendredi entre le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, et les fédérations étudiantes universitaire et collégiale.

Le Palais des sports était bondé.

Les étudiants du Collège de Sherbrooke sont quant à eux membres de la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE), qui a rejeté cette entente.

L'offre du ministre Fournier prévoit la réinjection de 70 millions de dollars en bourses dès septembre prochain. Les 103 millions par année demandés par les étudiants en grève seront réinvestis à partir de 2006.

Les étudiants du Collège ne sont pas les seuls à avoir choisi de mettre fin à leur débrayage. Les étudiants en éducation physique et ceux à la maîtrise en histoire de l'Université de Sherbrooke se sont aussi prononcés en faveur d'un retour en classe, après cinq semaines de grève.

Les étudiants en éducation physique indiquent toutefois qu'ils sont contre l'entente de principe et qu'ils entendent organiser de nouvelles manifestations au cours des prochains jours.

Des universitaires ont fait le procès de Jean Charest.

Nouvelles manifestations à Sherbrooke

La journée de mercredi a aussi été marquée par de nouvelles manifestations. En matinée, plusieurs dizaines d'étudiants en éducation physique de l'Université de Sherbrooke ont manifesté devant le bureau de comté du premier ministre Jean Charest, rue King Ouest.

Les étudiants y sont allés d'exercices et ont organisé diverses activités en lien avec leur domaine d'études. Ils voulaient ainsi démontrer que le mouvement étudiant n'a pas perdu son souffle.

Vers midi, des étudiants de la Faculté des lettres et sciences humaines se sont rendus devant le Palais de justice de Sherbrooke afin de procéder à un simulacre de procès impliquant Jean Charest et le ministre Fournier.

Les étudiants de plusieurs facultés de l'Université de Sherbrooke et ceux du Collège de Sherbrooke doivent déterminer, mercredi, s'ils poursuivent leur débrayage.

Les étudiants du Collège sont membres de la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE), qui a rejeté l'entente conclue vendredi avec le ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier.

Cette entente, négociée par les fédérations étudiantes universitaire et collégiale, prévoit la réinjection de 70 millions de dollars en bourses dès septembre prochain. Les 103 millions par année demandés par les étudiants en grève seront réinvestis à partir de 2006.

La journée est aussi marquée par de nouvelles manifestations. En matinée, plusieurs dizaines d'étudiants en éducation physique de l'Université de Sherbrooke ont manifesté devant le bureau de comté du premier ministre Jean Charest, rue King Ouest.

Les étudiants y sont allés d'exercices et ont organisé diverses activités en lien avec leur domaine d'études. Ils voulaient ainsi démontrer que le mouvement étudiant n'a pas perdu son souffle.

Vers midi, des étudiants de la Faculté des lettres et sciences humaines se sont rendus devant le Palais de justice de Sherbrooke afin de procéder à un simulacre de procès impliquant Jean Charest et le ministre Fournier.

Le porte-parole de l'Association étudiante de la Faculté, Jonathan Naud.

La CASSEE et la FEUQ renvoyées dos à dos

Les étudiants de la Faculté de théologie, d'éthique et de philosophie, qui seront en grève jusqu'à lundi, ont retenu l'attention autrement.

Ils ont dénoncé l'attitude des deux associations étudiantes dont ils sont membres, soit la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la CASSEE.

L'association étudiante de la faculté déplore que la FEUQ ait recommandé l'entente de principe convenue avec le ministre, et soutient que la CASSEE commet une erreur en représentant davantage sa bannière que ses membres.

L'association demande à la FEUQ et à la CASSEE de changer de comportement. Elle voudrait notamment que la CASSEE se recentre sur ses revendications et qu'elle condamne les actions qui nuisent à la cause étudiante.

Imacom, Claude Poulin

Mardi après-midi, des étudiants ont perturbé la circulation sur l'autoroute 410, à l'heure de pointe.

Presse Canadienne, Sherbrooke

Une soixantaine d'étudiants en éducation physique de l'Université de Sherbrooke ont manifesté à partir de 7h, mercredi matin, dans le stationnement adjacent au bureau du premier ministre Jean Charest, rue King Ouest, à Sherbrooke.

À l'instar de plusieurs de leurs collègues, ces étudiants dénoncent le piètre financement que Québec accorde à l'éducation. Ils manifestent de façon particulière, se livrant à des démonstrations sportives.

Ils entendaient quitter les lieux vers dix heures afin de tenir une marche de protestation vers le campus de l'université.

Mercredi après-midi, ces étudiants et leurs collègues du Collège de Sherbrooke voteront sur la proposition gouvernementale du week-end dernier et sur la pertinence de poursuivre ou non la grève.

La manifestation de mercredi matin est la deuxième à se produire à Sherbrooke en un peu plus de 12 heures.

Mardi après-midi, des étudiants ont perturbé la circulation sur l'autoroute 410, à l'heure de pointe, en marchant dans la bretelle conduisant de l'autoroute au site d'un magasin Wal-Mart qui ouvrira bientôt ses portes.

Pour leur part, les étudiants en Éthique, philosophie et théologie se sont prononcés à 97 pour cent en faveur du maintien de la grève jusqu'à lundi.

Photo Janick Marois

Même si le retour est difficile, Virginie Bissonnette et Sébastien Corbeil sous tous les deux heureux que la grève soit terminée.

Karine Blanchard, La Voix de l'Est, GRANBY

Après cinq semaines de grève, les étudiants du cégep de Granby Haute-Yamaska ont repris les cours, hier. Si l'on en croit les quelques étudiants rencontrés hier, le retour en classe a été pénible.

"C'est un peu difficile de s'y remettre parce que ça fait longtemps que nous n'avons pas étudié la matière", a confié Geneviève Laverrière.

Les étudiants semblaient avoir de la difficulté à se remettre au travail hier matin. "J'ai eu de la difficulté à me concentrer au début. Ça fait changement. Tout le monde dit que l'ambiance est bizarre", soutient Jean-Françis Bonnette.

Virginie Bissonnette qualifie son retour de difficile, même si elle apprécie la reprise des cours. "Ça s'est bien passé. C'est un peu difficile de reprendre le rythme. Je suis vraiment contente que la grève soit terminée", soutient-elle. Son collègue était du même avis. "C'est pas facile de revenir mais l'ambiance est correcte", a mentionné Sébastien Corbeil.

La direction du cégep de Drummondville demande au ministère de l'Éducation du Québec d'assouplir sa réglementation afin de reprendre le temps perdu une fois que se terminera la grève des étudiants.

Réuni mercredi soir, le conseil d'administration a adopté une résolution demandant à Québec de reprendre les cours non pas sur la base d'un calendrier scolaire de 82 jours, mais en tenant compte des heures de cours qui doivent être données.

Selon le directeur des études, un tel assouplissement permettrait d'allonger les jours de classe et de compléter la session le 15 juin, comme le prévoit la convention collective des enseignants.

Cette résolution a été adoptée à l'unanimité, avec l'appui des enseignants et des étudiants qui siègent au conseil d'administration. Les étudiants du Cégep de Drummondville sont en grève depuis le 24 février. Ils ont décidé, lundi, de poursuivre leur débrayage malgré l'entente de principe conclue vendredi entre la FEUQ, la FECQ et le ministre Jean-Marc Fournier.

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Sherbrooke, 30 mars 2005

Cette idée revient, en marge du conflit entre les étudiants et le gouvernement du Québec, de lier le remboursement des dettes d'études au fait d'obtenir son diplôme dans des délais dits normaux ou raisonnables.

Encore ce matin, M. Marc Brière reprenait cette idée («[...] soit la remise de dette aux étudiants qui obtiennent leur diplôme dans un délai raisonnable.»).

Le postulat insidieux qui se cache derrière cette approche est le suivant : un étudiant qui n'obtient pas son diplôme dans des délais raisonnables est paresseux, négligent, nonchalant ou tout bonnement incompétent. Oui, il se peut qu'un de ces qualificatifs s'applique, à l'occasion. Mais 36 ans d'université m'ont montré que, dans l'immense majorité des cas, la réalité est toute autre; je n'ai pas rencontré beaucoup d'étudiantes ou d'étudiants qui s'amusaient à étirer leurs études par pur plaisir...

On oublie d'abord qu'une proportion importante des étudiantes et étudiants de l'enseignement supérieur sont des adultes qui mènent des vies d'adulte, avec tout ce que cela entraîne de responsabilités, de charges ou d'imprévus qui font qu'étudier est un aspect de leur réalité, pas toute leur réalité. Ces personnes ont des appartements à payer, parfois d'autres dettes à rembourser, des conjoints à aider ou à soutenir, des congés de maternité à planifier, parfois des enfants à nourrir et à éduquer, des obligations sociales ou civiques à assumer, etc. Il arrive souvent que, pour ceux et celles qui vivent ces situations, la durée «normale» des études ne soit pas ce que l'on imagine...

Il y a aussi les étudiantes et étudiants moins nantis qui doivent travailler à plus forte dose pour gagner leur vie et qui doivent en conséquence étudier à un rythme plus lent, parfois même en sautant un trimestre d'études pour se remettre à flot financièrement. Et il y a ceux et celles moins doués, mais néanmoins capables de réussir, qui doivent y aller plus lentement, en affrontant parfois davantage d'échecs. Puis, ceux et celles qui, malchanceux, auront à vivre un deuil, une séparation, un accident, une maladie. Puis, ceux qui, mal orientés au départ, changeront de programme, parfois plus d'une fois. Et ceux qui, avec raison, décident d'interrompre leurs études pendant un an ou plus pour valider leur choix professionnel ou simplement pour aller chercher une expérience de vie utile à leur future carrière. Et on pourrait ainsi poursuivre longtemps cette liste de facteurs qui font que la durée des études peut s'allonger sans qu'il s'agisse de paresse, de négligence ou d'incompétence.

Somme toute, cette idée qu'il y ait une durée «normale» pour terminer un programme est plutôt sans fondement puisque les personnes, notamment à l'université, qui allongent de fait la durée de leurs études le font habituellement pour des motifs sérieux et valables, pour lesquels elles ne devraient pas être pénalisées.

Non, nous ne sommes pas complètement satisfaits de l'entente, où le ministre ne rajoute pas une «cenne» par rapport à sa proposition du 16 mars et se moque encore de nous en pavanant comme s'il avait «réussi», alors que nous sommes très conscients que cet accord est le prix que nous avons payé pour «sauver la face» d'un gouvernement qui s'était déjà ridiculisé en prenant des mauvaises décisions sur lesquelles il avait été obligé de reculer.

Ceci dit, si on compare l'entente non pas à la proposition du 16 mars (qui venait déjà après un an de pression et une mobilisation étudiante sans précédent), mais à la situation qui prévaut depuis le 30 mars 2004, on voit que nous avons récupéré une grande partie des fonds injustement retirés aux étudiants les plus pauvres pour financer des baisses d'impôt. D'autre part, par rapport au 16 mars, nous avons obtenu que l'argent soit réinvesti en bourses plutôt que dans un aléatoire programme de remises de dette, qui ne permet pas de prendre des décisions responsables quant à la poursuite de ses études.

Il est dommage que le débat n'ait pas plus embrayé sur des questions plus larges de financement de l'éducation, de réforme

des cégeps, comme la CASSEE l'a vaillamment demandé depuis le début. Mais je crois que, pour obtenir quelque chose de plus de ce côté-là, il aurait fallu que la société entière aille plus loin que de donner un soutien verbal. Le débat est maintenant sur la place publique et il est essentiel de le continuer. Pour notre part, nous transformons notre Comité de grève en Comité de vigilance. Comme le disait hier Josée Boileau en éditorial : «Rentrer en classe pour cette entente, ce n'est pas perdre son âme. C'est reconnaître au contraire que le mouvement étudiant, grâce à une formidable mobilisation qui ne s'est pas enlisée, l'a retrouvée.»

L'entente de principe avec le gouvernement est si ridicule qu'on comprend difficilement comment les présidents de la FEUQ et la FECQ peuvent y souscrire. Non seulement le gouvernement provincial n'a pas bonifié son offre du 15 mars dernier, se contentant simplement d'en changer la nature, mais, même avec les fonds fédéraux, les étudiants accusent une perte nette de 136 millions en deux ans. Était-ce là vraiment le mieux que les étudiants pouvaient espérer, après une mobilisation sans précédent?

En fait, le problème vient de la tactique même employée par les présidents des fédérations étudiantes. À force de crier «103 millions» sur tous les toits, ils ont empêché le mouvement de pouvoir faire des gains réels sur d'autres questions, notamment en ce qui a trait au financement du réseau, et se sont plutôt cantonnés dans une position défensive qui appelait pratiquement la défaite.

Ce n'est pas aux étudiants de faire les frais de l'incapacité des présidents des fédérations étudiantes. Ainsi, ils devraient non seulement rejeter l'entente en bloc, mais aussi se débarrasser de chefs qui leur sont, somme toute, nuisibles à plusieurs égards.

Pascal Faucher, La Voix de l'Est, GRANBY

Après cinq semaines, les étudiants du cégep de Granby Haute-Yamaska ont officiellement mis fin à leur grève, hier après-midi, avec un vote quasi unanime en faveur du retour en classe.

Réunis en assemblée "extraordinaire extraordinaire", et dans une ambiance survoltée, les quelque 500 cégépiens présents ont massivement voté, à main levée, pour la cessation des moyens de pressions.

"Seuls une dizaine étaient contre, précise la présidente de l'Association étudiante, Jessica Blanchette. Ils voulaient attendre que les membres des fédérations étudiantes se prononcent. Mais nous ne sommes membres d'aucune, alors nous restons indépendants et faisons notre propre choix."

Heureuse que la grève soit enfin terminée, l'étudiante se dit cependant fière que le cégep de Granby Haute-Yamaska ait été l'un des premiers à descendre dans la rue (dès le 28 février), et qu'il ait tenu le fort aussi longtemps.

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L'escouade anti-émeute est intervenue pour disperser des étudiants qui bloquaient l'accès au centre de distribution de la SAQ, à Montréal.

Le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-Marc Fournier, a prévenu, mardi, que l'entente de principe conclue avec les associations étudiantes était finale, et qu'elle ne sera pas revue ou bonifiée.

Le ministre a admis qu'il n'aurait jamais pu réunir les sommes requises si Ottawa n'était pas venu à sa rescousse en mettant de l'argent à sa disposition. Il n'est pas question, dit-il, de retourner à la table de négociations.

Concernant le rejet de la proposition par plusieurs associations étudiantes, il a mis ces votes sur le compte du « manque d'information ». « Actuellement, la moitié des étudiants sont pour et l'autre moitié est contre, a-t-il reconnu. Mais plusieurs auront l'occasion de voter une seconde fois cette semaine. J'ai bon espoir qu'avec plus d'informations, ils verront que c'est un bon accord. »

L'entente intervenue vendredi entre la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), la Fédération étudiante collégiale (FECQ) et le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, prévoit la transformation de 70 millions de dollars de prêts en bourses en 2005-2006, puis le retour des 103 millions de dollars de bourses supprimés par Québec les quatre années suivantes. Au total, il s'agit d'un réinvestissement de 482 millions de dollars sur cinq ans.

En plus de l'argent déjà promis par Québec, les fonds proviendront du Programme canadien de prêts aux étudiants et de la Fondation des bourses du millénaire. Ceux-ci débourseront respectivement 100 et 40 millions de dollars pour dénouer l'impasse qui persiste avec les étudiants québécois depuis maintenant plus d'un mois.

La FEUQ a appelé ses membres à se prononcer en faveur de la proposition du gouvernement, la FECQ s'est abstenue, tandis que la CASSEE, écartée des négociations, a rejeté l'entente et a invité les étudiants à en faire de même.

Les étudiants divisés

Mais l'entente ne semble pas donner les résultats escomptés dans les assemblées étudiantes, qui sont plus partagées que jamais sur un retour en classe ou la poursuite de la grève.

Selon la FEUQ, sur 70 000 étudiants universitaires en grève, 36 000 ont voté en faveur de l'entente de Québec et de la reprise des cours et 8400 ont voté pour la reprise des cours.

Selon la CASSEE, 10 403 étudiants de cégep (sur un total de 30 000 membres) ont voté contre l'entente et la poursuite de la grève, de même que 8109 étudiants universitaires (sur un total de 20 000 membres).

Les 16 cégeps qui poursuivent la grève :

  Alma

  Charlevoix

  Drummondville

  Gaspé

  Limoilou (campus de Québec)

  Maisonneuve

  Marie-Victorin

  Matane

  Mont-Laurier

  Rivière-du-Loup

  Rosemont

  Saint-Hyacinthe

  Saint-Félicien

  Sainte-Foy

  Saint-Jean-sur-Richelieu

  Vieux-Montréal

Les 15 cégeps qui retournent en classe :

  Amos

  André-Laurendeau

  Bois-de-Boulogne

  Édouard-Montpetit

  Granby

  Îles-de-la-Madeleine

  Jonquière

  Limoilou (campus Charlesbourg)

  Laval - Collège Montmorency

  Outaouais

  Shawinigan

  Terrebonne

  Thetford Mines

  Trois-Rivières

  Victoriaville

Les universités qui poursuivent la grève :

  UQAM : sciences humaines, sciences politiques et droit

  UQAC : tous les étudiants

  Université de Montréal : biologie (cycles supérieurs) communication et politique, études allemandes, études classiques, études françaises, géographie, histoire, lettres et sciences humaines, linguistique, littérature comparée, urbanisme (maîtrise), musique, philosophie, service social, anthropologie

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La division s'installe dans le mouvement étudiant au Québec. En effet, depuis lundi, l'entente de principe intervenue entre Québec et les fédérations étudiantes ne semble pas donner les résultats escomptés dans les assemblées étudiantes qui sont plus partagées que jamais sur un retour en classe ou la poursuite de la grève.

Jusqu'ici, 11 cégeps ont rejeté l'entente et opté pour une poursuite de la grève alors que 11 autres établissements collégiaux ont au contraire opté pour l'acceptation des offres et un retour en classe.Quatorze autres cégeps doivent se prononcer sur ces offres au cours de la semaine. Au niveau universitaire, environ les deux tiers des associations étudiantes auraient déjà ratifié l'entente.

À Québec, les étudiants du cégep de Sainte-Foy, du collège de Limoilou et de Charlevoix ainsi que 7 associations de l'Université Laval et l'association des étudiants inscrits aux études supérieures ont rejeté l'entente de principe. Les étudiants des cégeps de Sainte-Foy et de Limoilou ont voté pour la poursuite de la grève. Les étudiants du campus de Limoilou à Charlesbourg retournent en classe.

L'Université Laval essaie de sauver le semestre des étudiants

Au moment, où les étudiants se prononcent sur l'entente intervenue avec le ministre, l'Université Laval essaie de sauver leur semestre. Des étudiants de 6 programmes n'ont pas suivi le nombre minimal de 12 semaines de cours requis pour réussir leur semestre.

Le conseil universitaire propose des mesures de rattrapage, qui pourraient se traduire en cours du soir ou de fin de semaine ou en encore pendant la semaine d'examens du 25 au 29 avril. La vice-rectrice aux études Christiane Piché souligne que pour l'instant, seuls les étudiants qui sont en grève depuis trois semaines seraient assujettis à des mesures de rattrapage.L'Université Laval n'entrevoit pas la prolongation du semestre.

Pour que ces mesures soient appliquées, il faut évidemment que les étudiants votent le retour en classe, ce qui n'est pas chose faite. Près de 18 000 étudiants de l'Université Laval poursuivent leur grève.

Contenu de l'entente

L'entente intervenue vendredi entre la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), la Fédération étudiante collégiale (FECQ) et le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, prévoit la transformation de 70 millions de dollars de prêts en bourses en 2005-2006, puis le retour des 103 millions de dollars de bourses supprimés par Québec les quatre années suivantes. Au total, il s'agit d'un réinvestissement de 482 millions de dollars sur cinq ans.

En plus de l'argent déjà promis par Québec, les fonds proviendront du Programme canadien de prêts aux étudiants et de la Fondation des bourses du millénaire. Ceux-ci débourseront respectivement 100 et 40 millions de dollars pour dénouer l'impasse qui persiste avec les étudiants québécois depuis maintenant plus d'un mois.

La FEUQ recommande, la FECQ s'abstient, la CASSEE rejette

La FEUQ a appelé ses membres à se prononcer en faveur de la proposition du gouvernement. Tout en déplorant la perte de 33 millions de dollars dans le budget des prêts et bourses de cette année, la FECQ a jugé l'entente « suffisamment intéressante », mais elle n'a toutefois pas formulé de recommandation à ses membres.

De son côté, la CASSEE, qui était écartée des négociations, a rejeté l'entente et a invité les étudiants à en faire de même. Selon ses porte-parole, la proposition ne tient pas compte de leurs revendications, dont le retrait rétroactif de la réforme de l'aide financière aux études.

Le ministre de l'Éducation est positif

Le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a bon espoir que les étudiants accepteront l'entente de principe même si les votes tenus jusqu'ici révèlent une division chez les étudiants en grève.

Le ministre croit que les étudiants n'ont pas pu prendre connaissance des détails de l'entente, parce que l'attention des médias a été monopolisée par la mort du pape.

Il affirme que les leaders étudiants savent qu'il s'agit là de la meilleure entente possible dans les circonstances.

Les étudiants des cégeps de Rimouski et de Rivière-du-Loup rejettent l'offre du gouvernement du Québec dans le dossier des prêts et bourses.

Un millier d'étudiants du cégep de Rimouski étaient réunis en assemblée générale, mardi après-midi. Environ les deux tiers des étudiants se sont prononcés contre la proposition gouvernementale. L'exécutif de l'Association générale des étudiants recommandait à ses membres de rejeter l'entente conclue entre le ministre Fournier et les fédérations étudiantes.

Les dirigeants étudiants estiment que l'offre gouvernementale n'est pas suffisamment avantageuse. Les étudiants du cégep de Rimouski sont en grève depuis neuf jours.

Vote serré à Rivière-du-Loup

Par un vote très serré mardi, l'assemblée générale des étudiants du cégep de Rivière-du-Loup s'est prononcée pour la reconduction de la grève jusqu'à jeudi, rejetant du même coup l'entente de principe intervenue entre les fédérations étudiantes et le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier.

260 étudiants ont voté pour la poursuite de la grève, 237 étudiants contre, tandis qu'il y a eu 22 abstentions. Les partisans de la poursuite de la grève l'ont donc remporté de justesse puisqu'en ajoutant les abstentions au vote pour le retour en classe, ils auraient obtenu 50 % plus une voix.

L'Association générale des étudiants a présenté l'entente de principe sans faire de recommandation. Le débat s'est déroulé dans un climat démocratique exemplaire.

Les étudiants du cégep de Rivière-du-Loup en sont à leur quatorzième journée de grève.

À l'UQAR, l'assemblée générale des étudiants en grève se tiendra mercredi midi.

Réunis en assemblée générale, lundi, les étudiants du cégep de Matane ont rejeté l'entente de principe intervenue entre le gouvernement du Québec et les deux principales fédérations étudiantes, vendredi dernier. Les étudiants de Matane ont aussi majoritairement voté pour la poursuite de la grève, même si, à ce sujet, l'assemblée a paru plus divisée. Quelque 160 étudiants ont voté pour la grève alors que 132 se sont prononcés contre et qu'une dizaine d'étudiants se sont abstenus.

Un nouveau vote sera pris jeudi. Les étudiants du cégep de Matane sont en grève depuis près de quatre semaines.

Par ailleurs, la direction du cégep de Matane s'inquiète des conséquences du vote de prolongation de la grève sur la session d'hiver. La direction rappelle que, si la session n'est pas terminée le 15 juin, les cours devront être repris en août.

La prolongation du calendrier scolaire au-delà du 15 juin coûterait environ 35 000 $ de plus par jour au cégep de Matane, une somme qui devrait être amputée dans le budget de la session d'automne.

La direction se demande ce qu'il adviendra des étudiants qui doivent entrer à l'université à l'automne ou qui doivent travailler ou effectuer un stage pratique durant l'été. Le cégep est aussi préoccupé par l'impact sur la session des journées de grève annoncées par différents groupes d'employés syndiqués.

Le directeur des études, Louis Poirier, espère que les étudiants choisiront de rentrer en classe, vendredi, ce qui permettrait de sauver la session.

Ailleurs dans la région

À Gaspé, les étudiants ont rejeté de justesse l'offre du ministre, mais ont voté à près de 65 % pour le maintien des piquets de grève.

Au centre d'études collégiales des Îles-de-la-Madeleine, les deux tiers des étudiants ont endossé l'entente de principe. Près de 80 % des étudiants ont voté pour mettre fin à la grève. La reprise des cours était prévue pour mardi midi.

Au campus de Carleton et d'Amqui, les étudiants ont aussi décidé de reprendre le chemin des classes.

ROYAL SAINT-ARNAUD, Le Nouvelliste, Shawinigan

Même si les étudiants du Collège Shawinigan se sont prononcés favorablement et majoritairement sur l'entente de principe intervenue avec le ministre de l'Éducation et qu'ils étaient en classe hier matin, Iohan Harnois, en transition vers des études en arts et lettres, s'est présenté tôt hier matin devant l'entrée de l'institution pour démontrer son opposition.

«Je ne suis pas un mouton» a-t-il inscrit sur la pancarte qu'il tenait à bout de bras. «Cette entente est tout simplement inacceptable, a-t-il confié. Le gouvernement devrait prendre ses responsabilités puisque l'éducation est de compétence provinciale.»

Mais il dénonce le fait que le gouvernement du Québec a laissé intervenir le gouvernement fédéral qui est venu ajouter de l'argent. Mais il estime que le provincial n'a pas vraiment bougé par rapport à sa position initiale.

LCN : Entente sur les prêts et bourses : Le ministre Fournier demeure confiant - Mise à jour: mardi 05 avril 2005, à 14:32

Le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a bon espoir de voir les étudiants accepter l'entente de principe conclue avec les fédérations étudiantes universitaire et collégiale.

M. Fournier a tout de même tenu à rappeler, mardi après-midi, que l'entente conclue en fin de semaine prévoit l'injection de 70 millions de dollars pour 2005-2006 dans le régime de prêts et bourses au chapitre des bourses, une somme qui atteindra 103 millions dès l'année suivante.

Une somme supplémentaire de 40 millions de dollars provenant de la Fondation des bourses du millénaire a permis à Québec de bonifier son offre.

Actuellement, les étudiants d'un collège sur deux ont rejeté la proposition gouvernementale.

La Fédération étudiante universitaire estime qu'il s'agit de la meilleure entente possible à tirer de Québec, tandis que la Fédération étudiante collégiale du Québec soumet l'entente à ses membres sans faire de recommandation.

Quant à la CASSEE, la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie, elle ne lâche pas prise et rejette l'entente. Le ministre Fournier estime leurs demandes à quelque un millard de dollars.

Martin Ouellet, Presse Canadienne

L'entente de principe conclue samedi dernier entre le gouvernement Charest et les associations étudiantes ne sera pas revue et encore moins bonifiée, a prévenu, mardi, le ministre de l'Education, Jean-Marc Fournier.

«Nous avons conclu une entente, ce n'est pas une proposition du gouvernement, c'est une entente avec la FEUQ et avec la FECQ», a répété à plusieurs reprises le ministre Fournier lors de la période de questions à l'Assemblée nationale.

En vertu de l'entente de principe, le gouvernement réinvestira 70 millions $ en bourses d'études l'an prochain, et 103 millions $ annuellement pour les quatre années suivantes.

Au cours des négociations, M. Fournier a aussi dû jeter au panier sa proposition initiale de «remise de dette» aux plus démunis, une formule unanimement décriée par les associations étudiantes.

Le ministre n'aurait jamais pu réunir les sommes requises si le gouvernement fédéral n'était pas venu à sa rescousse en mettant à sa disposition 40 millions $ provenant du programme de bourses du millénaire et 100 millions $ du programme canadien de prêts aux étudiants.

«On va effectivement aller chercher plus d'argent au gouvernement fédéral, et c'est fort bien ainsi», s'est réjoui le premier ministre Jean Charest, mettant ainsi fin à son mutisme qui perdurait depuis le début des hostilités avec les étudiants.

Reste que l'entente de principe ébauchée par le ministre de l'Education et les leaders de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ) et de la Fédération étudiante collégiale (FECQ) divise profondément les étudiants.

Toutefois, M. Fournier met sur le compte du «manque d'information» le rejet de l'entente par une dizaine de cégeps.

«Actuellement, la moitié des étudiants sont pour et l'autre moitié est contre. Mais plusieurs auront l'occasion de voter une seconde fois cette semaine. J'ai bon espoir qu'avec plus d'informations, ils verront que c'est un bon accord», a-t-il souhaité.

Quoi qu'il en soit, les mécontents devront s'y faire puisqu'il n'est pas question de retourner à la table des discussions, a tranché le ministre.

«Cette entente-là, c'est la dernière entente», a-t-il dit, un peu plus tard en point de presse.

De son côté, l'opposition péquiste a émis de sérieux doutes sur l'implication du gouvernement fédéral dans ce dossier.

«Quelle garantie le gouvernement peut-il donner aux étudiants que cette fois l'entente (Québec-Ottawa) sera bel et bien signée et qu'ils pourront toucher cet argent?», a lancé le chef de l'opposition officielle, Bernard Landry.

«Quand nous négocions avec le gouvernement fédéral, nous concluons, nous, des ententes», a répliqué M. Charest.

Le ministre Fournier a mis fin au débat en demandant aux étudiants de ne pas écouter «les insinuations» de l'opposition, qui essaie, selon lui, de miner l'entente de principe.

«Nous avons convenu une entente, elle est bonne, et j'espère que les étudiants sauront la regarder à son mérite», a-t-il dit.

Une quinzaine d'étudiants du Collège de Sherbrooke et de l'Université de Sherbrooke ont forcé l'ajournement de la séance du conseil municipal pendant quelques minutes lundi soir.

Insatisfaits du refus des élus de prendre position au sujet de la grève, les étudiants se sont mis à siffloter avant d'y aller de chansons hostiles et peu flatteuses à leur endroit.

Presque une dizaine de policiers ont rapidement été dépêchés sur les lieux, que les étudiants ont finalement accepté de quitter sans qu'il n'y ait de grabuge.

Matthieu Boivin, Le Droit

Tout comme les cégépiens, les étudiants de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) ont accepté, hier soir, l'entente de principe intervenue ce week-end entre le gouvernement Charest et les fédérations étudiantes. Les cours reprennent donc ce matin pour les 5500 étudiants de l'institution d'enseignement.

Environ 825 étudiants ont participé au suffrage tenu en assemblée générale au pavillon Lucien-Brault. Pendant une quarantaine de minutes, les gens ont posé des questions d'éclaircissement sur l'entente à leurs représentants et au vice-président provincial de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), François Vincent.

Le suffrage a été effectué à main levée et l'acceptation de l'entente n'a jamais fait de doute.

« L'entente a été approuvée par une majorité écrasante », a signalé la présidente de l'Association générale des étudiants de l'UQO, Marysa Nadeau.

Selon Mme Nadeau, l'accord intervenu entre les deux parties représente une belle réussite pour les étudiants de tout le Québec.